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Chikungunya: le moustique tigre menace l'Hexagone

Le moustique tigre, Aedes albopictus de son nom latin, est le principal "vecteur" du virus du chikungunya.

Le moustique tigre, Aedes albopictus de son nom latin, est le principal "vecteur" du virus du chikungunya. - -

47 cas ont déjà été recensés. Le moustique tigre, principal vecteur du virus, est implanté dans 18 départements du Sud de la France.

Le moustique tigre menace l'Hexagone. Principal "vecteur" (ou transmetteur) du virus du chikungunya, cette espèce envahissante reconnaissable à ses rayures noires et blanches est désormais "implantée" dans 18 départements du Sud de la France.

"La probabilité pour qu'une épidémie (de chikungunya) se déclare en France métropolitaine cet été est bien plus importante que les années précédentes", prévient Jean-Claude Désenclos, directeur scientifique de l'Institut de veille sanitaire (InVS), cité par Le Parisien.

Touchant surtout les zones tropicales où ces moustiques pullulent, la maladie se caractérise par de fortes fièvres, et d'importantes douleurs articulaires, des courbatures. Elle peut être fatale pour les personnes faibles.

"47 cas" de chikungunya ont déjà été recensés dans l'Hexagone, explique Harold Noël, médecin épidémiologiste à l'InVS. Essentiellement des cas "importés" de voyageurs et non pas de cas "autochtones", à savoir véhiculés par des moustiques tigres vivant localement: "Il s'agissait dans 95% des cas de personnes qui revenaient des Antilles", précise-t-il.

Adopter moustiquaires, répulsifs et diffuseurs

Une épidémie sévit actuellement aux Antilles. Le virus du chikungunya a touché 8% de la population en Martinique, (31.720 cas, selon un décompte fait entre début décembre et le 1er juin) et 7% en Guadeloupe (28.320 cas). Directeur scientifique à l'Invs, Jean-Claude Desenclos s'attend à ce que le nombre des malades progressent encore. "L'épidémie est encore devant nous", dit-il.

"Le chikungunya a contribué à 13 décès aux Antilles, sur des personnes d'âge avancé et qui avaient déjà d'autres pathologies", souligne le Dr Harold Noël.

Compte tenu "des échanges incessants entre Antilles et métropole", les risques d'introduction en France et de dissémination de ces maladies seront accrus durant l'été, période où les moustiques tigres sont les plus actifs, avertit Jean-Claude Desenclos.

En cas de suspicion, il faut consulter immédiatement un médecin. Et pour éviter la propagation des contaminations, les personnes infectées doivent impérativement éviter de se faire piquer par un moustique tigre qui pourrait infecter à son tour une autre personne. Elles doivent adopter moustiquaires, répulsifs et diffuseurs, selon le Dr Noel.

V.R. avec AFP