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Les crèches d’entreprises, pépites des jeunes parents

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Dans le but d’éviter le stress post naissance lié à la solution de garde, mais aussi de limiter les congés parentaux subis faute de place en crèche municipale, les directions investissent dans leurs propres berceaux.

Malgré une inscription plus que prématurée et des coups de fil incessants, difficile d’obtenir une place dans une crèche municipale dans certaines villes. Le tarif à l’heure des privées ou des nounous, comparé à son propre salaire horaire, peut décourager plus d’un jeune parent à rempiler après le congé maternité.

C’est pour "lutter contre ces congés parentaux subis et permettre aux parents de mieux concilier leur vie personnelle et professionnelle" que Delphine Sicard, responsable des ressources humaines (RRH) de Nissan Europe, a mis à disposition 28 berceaux pour les 550 salariés de son siège parisien.

Avec une moyenne d’âge de 36 ans et une population quasiment autant féminine que masculine, la solution de garde a été plébiscitée. 

Pas forcément métro boulot dodo

On s’imagine mal trimballer l’enfant, ses couches et la poussette en transports en commun matin et soir pour le trajet déjà peu agréable domicile-travail, d’1h08 en moyenne en région parisienne, de 50 minutes dans le reste de l’Hexagone.

Autant s’épargner un métro boulot dodo les bras chargés. Idem pour les lieux de travail éloignés que l’on rejoint en voiture.

Alors des réseaux de crèches proposent aux entreprises de réserver des places dans les pouponneries les plus pratiques pour leurs salariés: à côté de chez eux, du travail du conjoint ou du sien.

Participation de l’entreprise

"Certaines entreprises préfèrent que la crèche soit installée au pied de l’entreprise dans l’espoir de garder les collaborateurs plus tard le soir mais la grande majorité choisissent le système de crèches en réseau qui proposent plusieurs localisations", assure Raphaëlle De Gregorio, elle-même directrice commerciale adjointe du réseau La maison bleue.

Avec ce système, le parent paie le même tarif qu’en crèche municipale, -fixé par la Caisse d’allocation familiale (Caf) en fonction des revenus et du nombre d’enfants-, et l’entreprise, le reste. Cette dernière bénéficie en plus de subventions de l’Etat.

Un nombre de berceau à la carte

Pour les multinationales comme Nissan, la RRH compte sur le questionnaire de satisfaction envoyé chaque année afin d’estimer les besoins des jeunes parents: c’est d’ailleurs par ce biais que les salariés avaient demandé une nursery.

Si les grandes structures ont été les premières à opter pour cette solution, les TPE-PME s’y mettent de plus en plus. Avec le système de crèches interentreprises, elles n’ont qu’à choisir le nombre de berceaux à réserver, à la carte.