BFMTV

Bébé: comment choisir des couches sans risques pour leur santé?

La peau de votre tout-petit étant fragile, il faut aussi faire attention aux couches que l’on choisit.

La peau de votre tout-petit étant fragile, il faut aussi faire attention aux couches que l’on choisit. - iStock - danr13

Les couches sont peut-être testées dermatologiquement, elles ne sont pas pour autant exemptes de produits chimiques parfois dangereux, comme vient de le rappeler une étude menée par une marque de couches biologiques. Comment bien les choisir selon ce critère?

Mieux vaut regarder à deux fois les étiquettes des produits de puériculture. Ces derniers ont beau être destinés à une population fragile, ils ne sont malheureusement pas exempts de composés chimiques. Outre les cosmétiques et les aliments, une étude pointe cette fois les risques de couches ou du moins d'une marque de couches leader sur ce marché, Pampers.

Menée par la société de couches écolo Love and Green, en partenariat avec l'Association Santé Environnement France (ASEF), l'étude affirme que ces couches contiennent des HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques). Ces dérivés du pétrole sont classés comme cancérogènes par l'Union européenne mais, comme l'affirme Le Parisien, ils sont néanmoins tolérés.

En effet, la marque les utilise sous un seuil autorisé de 0,2 mg/kg dans la composition de ses couches. Sur le paquet, ils sont mentionnés sous le terme "pétrolatum" et sont destinés à protéger la peau des nourrissons, plus précisément à limiter les irritations et les fesses rouges. Or, selon l'Asef, leurs effets ne sont visiblement pas immédiats mais seraient susceptibles de favoriser des maladies chroniques et des problèmes de fertilité sur le long terme.

Des alternatives plus écologiques et naturelles

Si l'étude ne concerne qu'une marque de couches, ses conclusions amènent à adopter le fameux "principe de précaution", sachant que les parents en utilisent pendant en moyenne deux à trois ans. Deux alternatives à ces couches traditionnelles commencent à se frayer un chemin sur le marché: les couches lavables en machine et les couches jetables biologiques.

Les premières sont en textile et offrent l'avantage d'être "les moins polluantes, les moins coûteuses, et les plus respectueuses de votre petit bout", précise l'Asef. Les principales matières qui les composent (coton, bambou, chanvre) sont en effet naturelles. Elles se trouvent dans les magasins de vêtements ou les magasins bio ou sur Internet.

Mais de l'aveu même de certains parents, ces couches ne sont pas des plus pratiques: elles nécessitent beaucoup de lavages et donc de temps. Pour les adeptes des couches jetables, il est possible d'éliminer d'office les classiques au profit de marques biologiques, reconnaissables aux labels "FSC" ou "Nordic Swan".

"En partie biodégradables, elles ne sont pas blanchies au chlore et ne contiennent ni métaux lourds, ni résidus chimiques. Elles ne sont pas plus chères tout en étant aussi pratiques et efficaces", souligne l'Asef.

Un choix de plus en plus large et des prix abordables

Mais attention, car les couches jetables "bio" ne sont pas forcément composées à 100% de matières naturelles.

"Les jetables écologiques affichent un minimum de 50% de matières naturelles, l’absence totale de lotion, parfum, alcool, colorant, et un voile de maintien en contact avec la peau 100% non chimique, souligne à ce sujet l'association de consommateurs UFC-Que Choisir. À côté des marques Love & Green, Moltex ou Naty, les distributeurs ont développé leur propre gamme écologique (Carrefour Baby Éco Planet, Pommette Écologic, Auchan mieux vivre...)."

Reste la problématique du prix, car il est connu que les produits "bio" entraînent en général un coût supplémentaire. "Malgré un investissement plus important au début, les couches lavables sont au final plus économiques que les couches jetables. Comptez entre 300 et 1.500 euros d’économies sur 2 ans et demi (achat et entretien compris) pour un enfant", affirme le site consoGlobe.

Quant à la différente de prix entre les couches jetables classiques et les biologiques, UFC-Que Choisir estime que ces dernières sont plus chères que les couches jetables premier prix, mais pas plus que les marques traditionnelles.

Alexandra Bresson