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Aux États-Unis, bientôt un antidépresseur sous forme de spray nasal

Cette intelligence artificielle du MIT détecte les penchants à la dépression

Cette intelligence artificielle du MIT détecte les penchants à la dépression - StockSnap/ Pixabay

L'agence américaine du médicament a approuvé un médicament sous forme de spray nasal. Il pourrait servir à 300 millions de personnes qui souffrent de dépression dans le monde.

L'agence américaine du médicament (FDA) a approuvé ce mercredi un nouveau médicament qui pourrait révolutionner le traitement des dépressions sévères, après le vote d'un panel d'experts en faveur de l'autorisation de mise sur le marché de l'eskétamine.

La FDA suit en général l'avis des experts et la mise sur le marché de l'eskétamine sous forme de spray nasal donnerait accès à un traitement à des patients adultes dont la dépression résiste aux molécules actuellement disponibles. 

Combattre les pensées suicidaires

L'eskétamine, qui serait commercialisée sous le nom de Spravato par Johnson&Johnson (J&J), a également montré qu'elle permettait de combattre les pensées suicidaires, selon un communiqué de Janssen, qui regroupe les activités pharmaceutiques de J&J.

L'eskétamine est censé agir très vite comparé à la plupart des anti-dépresseurs commercialisés actuellement qui mettent parfois plusieurs semaines avant d'avoir un effet. C'est une molécule proche de la kétamine, qui est utilisée comme anesthésiant humain et animal mais aussi comme stupéfiant.

"Notre programme de recherche très complet sur l'eskétamine sous forme de spray nasal démontre un profil risques-bénéfices positif pour des adultes souffrant d'une dépression résistant aux traitements" actuels, a déclaré Husseini K. Manji, responsable des thérapies dans le domaine des neurosciences chez Janssen, cité dans le communiqué.

300 millions de personnes souffrent de dépression

Selon l'Organisation mondiale de la santé, quelque 300 millions de personnes dans le monde souffrent de dépression, une maladie qui limite grandement la capacité à mener une vie quotidienne normale et qui peut dans les cas les plus graves mener au suicide, souligne l'agence onusienne.

"Chaque année, près de 800.000 personnes meurent en se suicidant. Le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les 15-29 ans", note l'OMS sur la page consacrée à la maladie soulignant également que moins de la moitié des personnes affectées dans le monde bénéficient des traitement existants.

Avec AFP