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Assistantes maternelles: Olivier Véran assure qu'"il n'y a pas eu d'impro"

Le ministre de la Santé Olivier Véran, le 24 mars 2021 à Paris

Le ministre de la Santé Olivier Véran, le 24 mars 2021 à Paris - Ludovic MARIN © 2019 AFP

Dans un entretien accordé à Brut vendredi, le ministre de la Santé a évoqué la valse-hésitation au sommet de l'État autour de l'activité des assistantes maternelles.

Le gouvernement vient d'apporter son dénouement à un nouveau feuilleton né des restrictions entraînées par le renforcement de la lutte anti-Covid-19. Les assistantes maternelles pourront finalement accueillir des enfants au cours des trois prochaines semaines. Un premier message du gouvernement avait laissé entendre le contraire.

C'est un communiqué du secrétariat d'Etat à l'Enfance aux Familles qui a tranché la question vendredi en fin de journée. Toutefois, il est recommandé aux parents de ne confier leurs rejetons aux assistantes maternelles - ces travailleuses agréées par le département qui s'occupent d'enfants en bas âge à leur domicile ou dans des structures dédiées - qu'en cas d'"absolue nécessité". Olivier Véran, ministre de la Santé, a justifié ce changement de pied de l'exécutif lors de l'entretien vidéo accordé à Brut et mis en ligne vendredi soir.

"On est capable de corriger le tir"

Il a d'abord réfuté l'idée d'un gouvernement improvisant en toute hâte, au gré des circonstances, et a préféré louer sa faculté à reconnaître ses erreurs.

"Il n’y a pas d’impro. Par contre, on est capable d’ajuster et de corriger le tir. Et si quand on nous dit: 'Ce que vous avez décidé là, c’est pas applicable, ou c’est pas clair ou c’est pas possible', on disait: 'Tant pis, on va faire quand même', vous me demanderiez si je ne suis pas un peu buté", a-t-il dit.

Il a poursuivi: "C’est mieux si on fait tout bien d’emblée, mais si à un moment donné il y a un raté ou un truc à ajuster, je préfère qu’on soit capable de le dire et de reconnaître qu’effectivement, il y avait un truc à ajuster. Les assistantes maternelles en sont un exemple et les attestations aussi."

Robin Verner
Robin Verner Journaliste BFMTV