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75 soignants positifs: dans l'Oise, l'hôpital de Compiègne très durement touché par le Covid-19

Tous les services sont touchés par le virus, et certaines opérations ont dû être reprogrammées.

Les hospitalisations pour Covid-19 repartent à la hause en France, 10.655 nouvelles hospitalisations ont été recensées ces sept derniers jours, dont 1601 en réanimation. Le centre hospitalier de Compiègne-Noyon (Oise) illustre particulièrement cette poussée du nombre de cas: 170 patients y sont soignés pour Covid-19 et 75 membres du personnel ont été testés positifs.

Tous les services touchés

Plusieurs clusters sont apparus dans l'hôpital et tous les services sont touchés. "Afin de libérer du temps aux infirmiers de réanimation pour la prise en charge de patients Covid+, il a été nécessaire de procéder à la déprogrammation d’une partie de l’activité chirurgicale", explique le site de l'hôpital.

Les soignants "font des heures supplémentaires, ils reviennent sur leurs congés", explique à BFMTV Sabrina Hotte-Beurdeley, déléguée CGT du personnel, qui souligne le mal-être de certains: "J'ai des appels le weekend, comme la nuit, comme le jour de personnes en pleurs disant qu'elles ne peuvent plus continuer à travailler de cette façon".

En attendant, "toutes les filières de soin, toutes les prises en charge fonctionnent actuellement", assure à BFMTV Catherine Latger, directrice du centre hospitalier. "Que ce soit en maternité, en pédiatrie, en médecine, en chirurgie... Simplement, les services sont un petit peu plus petits de manière à gérer les arrêts maladie des soignants pendant 15 jours".

Pas de variant pour l'instant

Si besoin d'hospitalisation, le centre hospitalier de Compiègne peut renvoyer des patients vers d'autres structures locales, comme la polyclinique privée de Saint-Côme.

"Il y a une collaboration entre les deux services d'urgence, quand il y a des patients qui ne peuvent pas être pris en charge au niveau de l'hôpital de Compiègne, ils appellent leurs confrères de la clinique et ils organisent le transfert du patient", explique son directeur, Vincent Vesselle, à BFMTV.

Le séquençage des tests est toujours en cours, pour vérifier qu'il ne s'agit pas de contaminations au variant britannique, plus contagieux. Pour l'instant, cette hypothèse n'est pas confirmée.

Hortense Gérard, Elise Philips avec Salomé Vincendon