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4G: opérateurs et habitants s'écharpent sur les antennes relais à Paris

La France a déjà autorisé l'ouverture de près de 10.000 sites pour implanter des antennes relais 4G.

La France a déjà autorisé l'ouverture de près de 10.000 sites pour implanter des antennes relais 4G. - -

La ville de Paris examine jeudi une soixantaine de litiges entre habitants et opérateurs de téléphonie mobile, portant sur l'implantation des sites destinés aux antennes-relais dans le 18e arrondissement. Avec l'arrivée de la 4G, les conflits se multiplient dans la capitale.

Janine Le Calvez ne décolère pas. La présidente de Priartem, l'association pour une réglementation des antennes, dénonce inlassablement "la marche forcée vers la 4G" qui se déroule dans les rues de Paris.

Les chiffres lui donnent raison. En France au 1er octobre, l'ouverture de 9.572 sites de téléphonie mobile très haut débit (4G) avait été approuvée par l'Agence nationale des fréquences. Un chiffre en augmentation de 21% par rapport au mois précédent. Car l'engouement ne faiblit pas: le réseau de téléphonie mobile compte déjà 76.000 sites qui assurent le fonctionnement de la 2G et de la 3G.

"Et encore, il s'agit des sites déclarés", peste l'opposante. "Entre le développement du quatrième opérateur (Free) et celui de la 4G, on a de plus en plus de gens qui viennent se plaindre".

Le XVIIIe et le XIVe font de la résistance

Les plaintes de riverains à l'encontre des opérateurs se multiplient. Un phénomène notable dans les XVIIIe et XIVe arrondissements de Paris, qui rechignent à autoriser l'implantation de nouveaux sites sans consulter les habitants.

"Nous avons 250 dossiers en attente au total", confie Mao Peninou (PS), adjoint au maire de Paris chargé des antennes relais, dans les colonnes du Monde. Contacté par BFM TV, la mairie de Paris n'était pas disponible pour de plus amples commentaires mercredi.

Jeudi, la commission de concertation de téléphonie mobile de l'Hôtel de Ville doit se pencher sur une soixantaine de cas litigieux du XVIIIe. Les associations dénoncent, elles, un système faussé.

Concertation en panne

La ville de Paris s'est pourtant emparée du problème. En décembre 2012, elle signe une charte avec les opérateurs qui prévoit des obligations d'information et fixe le niveaux maximum d'émissions: 5 volts par mètre (v/m) pour un site classique, et 7v/m pour la 4G. Mais l'accord ne semble pas avoir eu l'effet escompté.

"Désormais à la commission, il n'y a plus de discussions. Dès lors que les opérateurs sont en-dessous de la limitation, tous les dossiers passent", s'énerve Janine Le Calvez, qui regrette le manque de débat au cas par cas.

La charge des réunions s'est également accrue. La commission examine plus de 50 cas à chaque instance, contre une vingtaine auparavant. Une augmentation de la pression qui a conduit Priartem et la majorité des associations d'opposants (Les Robins des Toits et Agir pour l'environnement notamment) à boycotter les réunions municipales.

La ville de Paris s'est pourtant emparée du problème. En décembre 2012, elle signe une charte avec les opérateurs qui prévoit des obligations d'information et fixe les niveaux maximums d'émissions : 5 volts par mètre (v/m) pour un site classique, et 7v/m pour la 4G. Mais l'accord ne semble pas avoir eu l'effet escompté.

"Désormais à la commission, il n'y a plus de discussions. Dès lors que les opérateurs sont en-dessous de la limitation, tous les dossiers passent", s'énerve Janine Le Calvez, qui regrette le manque de cas par cas.

La charge des réunions s'est également accrue. La commission examine plus de 50 cas à chaque instance, contre une vingtaine auparavant. Une augmentation de la pression qui a conduit Priartem et la majorité des associations d'opposants (Les Robins des Toits et Agir pour l'environnement notamment) à boycotter les réunions municipales.

La ville de Paris s'est pourtant emparée du problème. En décembre 2012, elle signe une charte avec les opérateurs qui prévoit des obligations d'information et fixe les niveaux maximums d'émissions : 5 volts par mètre (v/m) pour un site classique, et 7v/m pour la 4G. Mais l'accord ne semble pas avoir eu l'effet escompté.

"Désormais à la commission, il n'y a plus de discussions. Dès lors que les opérateurs sont en-dessous de la limitation, tous les dossiers passent", s'énerve Janine Le Calvez, qui regrette le manque de cas par cas.

La charge des réunions s'est également accrue. La commission examine plus de 50 cas à chaque instance, contre une vingtaine auparavant. Une augmentation de la pression qui a conduit Priartem et la majorité des associations d'opposants (Les Robins des Toits et Agir pour l'environnement notamment) à boycotter les réunions municipales.

La 4G, vraiment dangereuse ?

Les détracteurs des antennes relais militent eux en faveur d'un plafond à 0,6 v/m. Faisable selon eux, si l'on multiplie le nombre d'antennes en réduisant leur puissance.

"Aujourd'hui, personne n'est capable d'établir une valeur au-dessous de laquelle on peut garantir qu'il n'y aura pas d'effet" pour la santé, explique Janine Le Calvez. 

Le récent rapport de l'Agence nationale sanitaire (Anses), qui reconnaît les effets biologiques du téléphone portable sur l'homme, mais assure que les preuves ne sont pas suffisantes pour parler "d'effet avéré" sur la santé, la désespère.

"La totalité de la preuve, on l'aura dans 15 ou 20 ans. En attendant, on méconnaît complètement le principe de précaution", martèle-t-elle.

Dans son rapport, l'Anses recommande néanmoins de limiter l'exposition aux ondes et conseille de mener des études d'impact avant l'installation de nouvelles antennes.

"Ce serait bien que la mairie de Paris applique réellement cette recommandation", estime l'opposante... En attendant une législation nationale sur la question, en préparation au Parlement.

Romain Fonsegrives