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21°C prévus samedi à Paris: ce qu'il se passe dans votre organisme quand la température chute brutalement de 20°C

Paris sous la chaleur.

Paris sous la chaleur. - Lionel BONAVENTURE / AFP

La canicule atteint son pic ce jeudi dans l'Hexagone. Mais les deux jours à venir verront une importante baisse des températures, jusqu'à vingt degrés dans la partie nord. Selon Alain Ducardonnet, médecin et consultant santé pour BFMTV, cette chute des températures ne supprimera pas immédiatement toute fatigue mais permettra aux organismes de commencer à reprendre un fonctionnement normal.

Bien sûr, le soleil est au plus haut, la canicule pèse lourd. Mais ça ne va plus durer. Le fardeau devrait s'alléger sur les épaules de nos concitoyens et de manière spectaculaire dans la partie nord du pays. Si ce jeudi, la chaleur va battre son record parisien, avec 42°C, soumettre Lille à une atmosphère de 40°C, astreindre les bords de Loire au même régime, dès vendredi elle déclinera de manière significative.

On ne comptera plus que 31°C à Paris, 30°C à Lille, 33°C le long de la Loire. Samedi, la décrue sera tout aussi importante, y compris dans le Sud: l'ambiance de la capitale sera jaugée à 21°C, on relèvera 23°C à Lille et 21°C du côté d'Orléans et Marseille perdra quelques degrés pour s'établir à 28°C. Doit-on craindre l'effet de ce net rafraîchissement sur les organismes? 

Une "phase de récupération" 

Le docteur Alain Ducardonnet, consultant santé de notre antenne, s'est montré très rassurant auprès de BFMTV.com. "C'est plus un retour à la physiologie normale. Il n'y aura pas d'effet particulier", a-t-il expliqué. 

"Actuellement, c'est une période de surchauffe pour notre corps. Avec la chute des températures, on va passer par une phase de récupération. Les organes vont pouvoir reprendre leur vie normale et éliminer les toxines qu'ils n'ont pas pu éliminer ces jours-ci. Les cellules, qui se sont desséchées sous la canicule, vont devoir reprendre leur fonctionnement normal", a poursuivi Alain Ducardonnet. 

Une fatigue persistante 

Le fameux rhume, ou la fameuse fièvre qu'on attribue souvent au contraste "chaud/froid" n'est pas davantage à redouter:

"La chute de la température ne devrait pas induire une sensibilité plus grande aux virus. Il faudrait des températures plus basses pour ça. Les gens seront encore fatigués deux ou trois jours", a toutefois indiqué notre interlocuteur.

Mais cette méforme ne sera pas le rejeton de la baisse soudaine de la chaleur, plutôt le prolongement de la canicule et le signe de la transition d'un organisme qui devra retrouver son rythme de croisière. 

Les personnes âgées ou vulnérables devraient aussi bénéficier de cette glissade du mercure estime le praticien qui estime qu'elles pourront même "reprendre une activité physique" une fois la canicule passée. 

Robin Verner