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Yade : « Je peux comprendre la décision de Chirac »

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Rama Yade a évoqué la venue du Président Syrien aux cérémonies du 14 juillet et la décision de Jacques Chirac de ne pas y assister.

Jean-Jacques Bourdin : Concernant la décision de Jacques Chirac de ne pas assister au défilé du 14 juillet parce que le Président Assad sera à la tribune, vous comprenez cette décision ou est-ce que le Président Chirac a une dette immobilière ?

Rama Yade : Je ne connais pas la raison pour laquelle l'ancien Président de la République ne souhaite pas être présent. Si tel est le cas, j'ai déjà dit que je pourrais le comprendre au regard des relations très personnelles qui existent entre lui et Hariri. Il est très ami avec la famille et c'est une relation très particulière entretenue depuis de longues années. Je suis dans une analyse politique de la situation.

Jean-Jacques Bourdin : Vous seriez amis vous n'assisteriez pas ?

Rama Yade : J'aurais à cœur de faire plaisir à mes amis ou de ne pas les peiner.

Jean-Jacques Bourdin : Peut-on admettre aussi qu'un ancien Président de la République soit logé par des amis à titres privés ?

Rama Yade : Je n'ai pas de jugement à porter sur ça. Sur le fait lui-même qui est l'invitation de Bachar el-Assad, de l'invitation de la Syrie, c'est un pays méditerranéen et on veut faire l'Union Pour la Méditerranée. Il faut donc savoir ce que l'on veut et quand on veut faire la paix on la fait avec les concernés.

Jean-Jacques Bourdin : C'est un terroriste de la Syrie ?

Rama Yade : Il y a eu des actes terroristes dans le passé. Nous ce que l'on veut, c'est le pari de la paix. Israël a renoué des contacts indirects avec la Syrie grâce à la médiation Turque alors que leur relation et leur contact étaient rompus. La deuxième chose c'est l'accord de Doha concernant le Liban a permis l'élection d'un Président Libanais après des mois de blocages. Enfin la troisième chose, il y a l'union pour la Méditerranée, la Syrie fait partie du processus de Barcelone qui est un système de coopération entre les états méditerranéens et de l'Union Européenne. Bachar el-Assad n'est qu'un invité parmi une quarantaine d'autres.

Jean-Jacques Bourdin : Est-ce que Kadhafi et Bouteflika viendront ?

Rama Yade : On ne sait pas encore pour Bouteflika et le Colonel vous le connaissez, il a donné son opinion et on fera quand même l'union pour la Méditerranée, sans lui.

La rédaction-Bourdin & Co