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Une députée LaREM, ex-PS, a facturé sa communication à l'agence de sa fille avant de l'embaucher comme assistante

Monique Iborra

Monique Iborra - THOMAS SAMSON / AFP

Monique Iborra, députée LaREM, est pointée du doigt par le site Mediacités pour s'être appuyée sur la société de communication de sa fille lors des législatives de 2012 et l'avoir embauchée comme assistante parlementaire pendant les cinq ans qui ont suivi.

Monique Iborra, députée LaREM élue en Haute-Garonne, se voit sous les projecteurs médiatiques pour sa campagne législative de 2012 (qu'elle avait alors remportée sous les couleurs du Parti socialiste). Le site Mediacités a publié ce mardi un article sur l'appui apporté lors de ce rendez-vous électoral par l'entreprise de communication de sa fille, Sophie. Elle avait en effet fait appel régulièrement "Com La Boîte". 

"Rien de choquant" pour Sophie Iborra 

Les services, répartis en treize factures, lui étaient revenus pour 28.000 euros, avec notamment 7.774 euros consacrés à la mise au point d'un site internet ou 1.194 euros à la photo de la candidate. L'ensemble représente légèrement plus de 55% des dépenses totales de Monique Iborra pour convaincre les électeurs de sa circonscription de bien vouloir l'envoyer à l'Assemblée nationale. Sur les 50.527 euros engagés, elle en a d'ailleurs perçu ensuite 35.348 au titre des remboursements de campagne.

Sophie Iborra a répondu au média, mettant en avant la compétence de deux de ses salariés et le poids économique de la communication dans toute campagne politique. Elle a également assuré: "En plus, j'ai facturé en dessous des prix du marché, quasiment à prix coûtant. Il n'y a pas eu d'enrichissement, et ce que j'ai facturé n'a pas fait prospérer Com La Boîte. Il n'y a pour moi rien de choquant."

L'association mère-fille ne s'est pas arrêtée là puisque la seconde a été la collaboratrice parlementaire de la première pendant cinq ans, avant de renoncer à ce poste récemment. Monique Iborra, outre les capacités de sa fille dans le domaine de la communication, a utilisé l'argument suivant auprès du site: "D'autre part, sa société avait également quelques difficultés à cette période. Je l'ai donc embauchée à mi-temps". Sophie Iborra, quant à elle, a reconnu qu'à l'époque sa société traversait une période "plus calme" mais a déclaré que ce n'était "pas la question financière" qui l'avait "motivée pour devenir attachée parlementaire". 

Robin Verner