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UMP: pour Chatel, chaque Français est "en passe de devenir un frondeur"

Luc Chatel, lors du campus des jeunes de l'UMP, au Touquet, s'est vivement attaqué aux socialistes.

Luc Chatel, lors du campus des jeunes de l'UMP, au Touquet, s'est vivement attaqué aux socialistes. - Philippe Huguen - AFP

Lors de son discours clôturant le "Campus du renouveau" des jeunes pops, le secrétaire général de l'UMP, Luc Chatel, a surfé sur la vague des dissensions que connaît actuellement le Parti socialiste.

Sommes-nous tous en passe de devenir des "frondeurs"? D'après Luc Chatel, oui. Au cours de son discours clôturant le "Campus du renouveau" des jeunes UMP au Touquet, dans le Pas-de-Calais, le secrétaire général du principal parti d'opposition s'en ait donné à cœur joie pour ironiser sur les dissensions que connaissent actuellement ses adversaires du Parti socialiste au pouvoir.

Selon l'ancien ministre, "les frondeurs (les opposants socialistes à la politique du Premier ministre Manuel Valls, ndlr) aujourd'hui, dépassent de loin le seul cadre des universités d'été de La Rochelle, bien au-delà du seul Parti socialiste". "Par-delà même les clivages et les sensibilités, c'est chacun de nos compatriotes qui est en passe de devenir un frondeur face à François Hollande et à Monsieur Valls", a-t-il insisté. 

Hollande "face à un champs de ruines" 

Le président de la République "a joué la démagogie la plus absolue le temps d'une campagne présidentielle. Il se trouve aujourd'hui, face à un champ de ruines", a également affirmé le secrétaire général de l'UMP, invitant son parti, "face à cette situation exceptionnelle et inédite", à "prendre ses responsabilités". 

"Entre un Front national dont chacune des propositions conduirait immanquablement à ruiner notre pays, et un PS qui a commencé à le faire, y a-t-il encore une alternative possible ? Et, pour les Français, un autre choix possible et, au fond, pour la France, un espoir ?", s'est interrogé Luc Chatel, soutenant que l'UMP était "seule capable d'offrir une alternative crédible". 

Il a également réaffirmé que Manuel Valls devait "aller devant l'Assemblée pour demander la confiance" des députés sur sa politique.

Les socialistes vivement critiqués 

Au moment où ils clôturaient leur université d'été à La Rochelle, les socialistes ont été abondamment critiqués par les intervenants de cette seconde journée du campus des jeunes pops, les jeunes de l'UMP de moins de 30 ans.

Luc Chatel a par exemple moqué l'ex-ministre Arnaud Montebourg, "le Tartarin fantasque de l'effondrement productif". Roger Karoutchi, sénateur des Hauts-de-Seine, s'en est pris au président Hollande, qui "a le sens de l'humour mais pas le sens de la France". 

Marc-Philippe Daubresse, député du Nord, a ironisé sur la ministre de la justice Christiane Taubira, qui s'est montrée samedi aux côtés des frondeurs à la Rochelle, passant ainsi "des radicaux de gauche à la gauche radicale", ou encore sur le Premier ministre qui "valls plus vite que son ombre". 

Nicolas Sarkozy resté silencieux

Le campus des jeunes du Touquet se veut la rentrée politique à l'UMP, qui n'organise plus d'université d'été depuis la défaite de 2012. Mais il est concurrencé cette année par deux autres campus de jeunes le week-end prochain, l'un à Nice, l'autre à la Baule.

Le 29 novembre, les adhérents UMP sont invités à élire leur nouveau président. Il y a deux candidats, Bruno Le Maire et Hervé Mariton, tous deux présents samedi au Touquet. L'ancien président Nicolas Sarkozy pourrait annoncer sa propre candidature à la mi-septembre. Contrairement à ce que laissaient entendre certaines rumeurs, l'ex-président de la République.

Jé. M., avec AFP