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Trombinoscope: la réponse de Steeve Briois à Claude Bartolone

Steeve Briois dénonce le comportement "déplacé" et "répugnant" de Claude Bartolone.

Steeve Briois dénonce le comportement "déplacé" et "répugnant" de Claude Bartolone. - Denis Charlet - AFP

Le maire FN de Hénin-Beaumont dénonce une "grave crise d'hystérie" chez les socialistes après l'absence remarquée du président PS de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, lors de la remise des prix du Trombinoscope.

Le rituel se veut traditionnellement festif, il vire, cette année, à la passe d'armes. Absent remarqué de la cérémonie de remise des prix du Trombinoscope, le président PS de l'Assemblée nationale protestait contre la désignation de Steeve Briois, maire frontiste de Hénin-Beaumont, comme "élu local de l'année". Claude Bartolone a expliqué, sur BFMTV, ne pas avoir voulu figurer à côté d'un élu FN le jour des 70 ans de la libération d'Auschwitz. 

Un comportement "très abject" juge Steeve Briois, qui dénonce également le "sectarisme indécent" dont a fait part, selon lui, Claude Bartolone. "Déplacé, répugnant et parfaitement opportuniste", a qualifié, dans un communiqué publié jeudi midi, le maire FN face à la justification du président de l'Assemblée nationale.

Une élection au premier tour, "toutes les médailles du monde"

Poursuivant, Steeve Briois s'en prend à la "grave crise d'hystérie chez les socialistes et leurs amis". Avant de s'attaquer aux médias, comme l'a déjà fait Marion Maréchal-Le Pen lors de la cérémonie. "Les journalistes, si corporatistes et solidaires quand un élu frontiste les égratigne, seraient bien avisés de remettre à leur place les hypocrites qui défilaient pour la liberté de la presse il y a à peine 3 semaines (date de la marche républicaine du 11 janvier, ndlr)", estime le vice-président du Front national. 

Pour finir, le maire de Hénin-Beaumont dénonce la "polémique parfaitement artificielle", créée le jour de la publication des chiffres du chômage qui ont augmenté de 5,7% sur l'ensemble de l'année 2014. "La seule légitimité que je recherche, c'est celle des habitants de ma ville, pas celle des journalistes", assure Steeve Briois, scandant que son élection au premier tour lors des élections municipales de mars 2014 valait pour lui "toutes les médailles du monde".

Les critiques de Larcher

Jeudi matin, Claude Bartolone s'est lancé dans une longue explication sur son boycott de cette cérémonie qui se déroulait pourtant à l'Hôtel de Lassay, sa résidence principale. "Il y a des gens avec qui j'ai aucune envie de partager le verre de l'amitié", s'est ainsi justifié le socialiste. Pour lui, le FN, "ce n'est pas un parti comme les autres. Eux-même le démontrent. S'ils étaient un parti comme les autres, est-ce qu'ils auraient eu besoin d'attendre un carton d'invitation pour manifester après les événements (les attentats de Paris, ndlr)."

Les critiques de l'attitude du président de l'Assemblée nationale sont également venues de son homologue du Sénat. Interrogé sur France Info, Gérard Larcher, sans citer Claude Bartolone, a assurer avoir été "gêné". "Je combats le Front National, je n'ai pas un soupçon d'idée en proximité avec le Front National, j'ai une autre conception de la République. Mais soit le Front National est un parti qui est contre les valeurs de la République, et alors il faut avoir le courage de l'interdire, soit on considère qu'il est dans les valeurs de la République et à ce moment-là, qu'on le veuille ou non, il a droit de cité politique", a ainsi détaillé le président UMP du Sénat. 

J.C.