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"Ses propos lui appartiennent", Sibeth Ndiaye marque ses distances avec l'idée de "guerre des races" avancée par Manuel Valls 

La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, le 18 mars 2020 à l'Elysée

La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, le 18 mars 2020 à l'Elysée - AFP - Ludovic Marin

La porte-parole du gouvernement a assuré qu'elle ne partageait "pas tout à fait l'analyse" de l'ex-Premier ministre, qui avait évoqué une "guerre des races" dans les colonnes de Valeurs actuelles.

Manuel Valls a de nouveau suscité la polémique. L'ancien Premier ministre de François Hollande et actuel conseiller municipal de Barcelone a, dans un entretien accordé à Valeurs actuelles, déclaré que "la lutte des classes" disparaissait "au profit de l'affrontement, de la guerre entre races."

Ce mercredi à l'issue du Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, a été interrogée par BFMTV quant à cette sortie. 

"Je ne partage pas tout à fait cette analyse. Ses propos lui appartiennent et je ne les commenterai pas plus avant", a déclaré cette dernière. 

"Logique de la victimisation"

En outre, dans la suite de cette interview, Manuel Valls avait également fustigé l'émergence d'une "logique de la victimisation" et avait tenu à défendre les forces de l'ordre. 

"La police, comme la gendarmerie, est profondément républicaine", a-t-il assuré.

Un constat qui fait que selon lui "les comparaisons avec le meurtre raciste et ignoble de George Floyd (cet Américain noir mort asphyxié par un policier blanc, ndlr) sont inacceptables, car elles servent à accuser la France d'être raciste, à démontrer un supposé racisme d'État."

D'après Manuel Valls, "cette logique de la victimisation est renforcée grâce aux liens entre le mouvement indigéniste et une partie de la gauche: le NPA, des écologistes, une frange de La France insoumise, du PC, voire une minorité du Parti socialiste."
Hugo Septier