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Seine-Saint-Denis: Patrice Bessac (PCF) prend la tête de la collectivité Est Ensemble

Patrice Bessac, maire de Montreuil et nouveau président de la collectivité Est Ensemble

Patrice Bessac, maire de Montreuil et nouveau président de la collectivité Est Ensemble - Bertrand Guay

Le maire de Montreuil a été élu à la tête de la communauté d'agglomération contre les socialistes.

Le maire communiste de Montreuil Patrice Bessac a été élu vendredi président d'Est Ensemble, structure intercommunale de neuf villes de Seine-Saint-Denis, qui était dirigée depuis sa création par les socialistes.

Patrice Bessac a été élu avec 45 voix contre 33 voix pour son adversaire, le socialiste Gérard Cosme, qui présidait depuis 2012 cette communauté d'agglomération, devenue en 2016 un établissement public territorial (EPT). Est Ensemble regroupe les villes de Bagnolet, Bobigny, Bondy, Le Pré Saint-Gervais, Les Lilas, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin et Romainville, soit plus de 400.000 habitants.

Une victoire "logique"

Le nouveau dirigeant a promis d'"agir sur des dossiers qui n'ont pas suffisamment avancé", citant notamment "la maitrise publique de l'eau". Il a aussi assuré vouloir "mener les combats" sur l'"écologie urbaine", "l'encadrement des loyers" et pour la "mixité sociale". 

Ce changement de couleur politique intervient au terme d'une bataille à couteaux tirés entre les deux partis, après des municipales qui ont rebattu les cartes sur le territoire.

Avec la victoire des communistes à Bobigny et Noisy-le-Sec et leur réélection à Montreuil, "52%" des habitants d'Est Ensemble vivent désormais dans une ville dirigée par le PCF avait fait valoir Patrice Bessac dans la presse, expliquant qu'il était donc "logique" qu'il prenne la présidence de la collectivité. Face à quoi les socialistes avaient répliqué qu'à Bobigny et Noisy-le-Sec leur candidat PS s'étaient rallié derrière les communistes aux municipales, en regrettant que ça n'aille pas "dans l'autre sens".

Les socialistes à la conquête de l'EPT Plaine Commune

Sollicité par nos confrères de l'AFP, Gérard Cosme n'a pas souhaité réagir. Le socialiste avait aussi été accusé par son adversaire communiste de chercher à se faire élire avec les voix des 12 conseillers territoriaux du centre et de la droite.

Mais, au vu de l'écart de voix vendredi, il semble plutôt que "la droite a basculé côté communiste", estime un observateur.

"Il faudra maintenant surveiller ce qu'il va se passer de l'autre côté du département", ajoute-t-il, dans l'EPT Plaine Commune, dirigé jusqu'ici par les communistes, mais où le PS peut cette fois l'emporter, notamment après leur victoire aux municipales à Saint-Ouen et dans la ville clé de Saint-Denis.  

H.G. avec AFP