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Ségolène Royal: "l'attentat terroriste n'est pas la piste privilégiée" dans l'incendie de Berre-l'Etang

La ministre de l'Ecologie était l'invitée d'Apolline de Malherbe sur BFMTV et RMC après l'adoption au Sénat de son projet de loi sur la transition énergétique. La ministre est notamment revenue sur la menace contre les sites industriels après l'incendie de la raffinerie de Berre-l'Etang.

Les enquêteurs s'orientent actuellement vers un acte criminel qui serait à l'origine de l'incendie des cuves du site pétrochimique de LyondellBasell. Mais Ségolène Royal explique ce jeudi que la piste terroriste contre la raffinerie de Berre-l'Etang n'est pas "la piste privilégiée".

>Des sites industriels "extrêmement bien protégés" 

Après cet acte, la sécurité contre les sites industriels pose question. La ministre de l'Ecologie qui explique "qu'une vigilance renforcée" a été mise en place sur les 1.200 Seveso estime que "ces sites sont extrêmement bien protégés".

La ministre doit recevoir vendredi les industriels sur cette question de la sécurité des sites sensibles. "Il y a des inspections régulières des inspections classées, ces inspections vont être renforcées et surtout les filières industrielles chimiques sont demandeuses de mettre en commun leur savoir-faire et la façon dont elles se protègent", relève la ministre.

>Attentat déjoué: les services de renseignement "efficaces"

Bernard Cazeneuve a annoncé mercredi l'arrestation de plusieurs personnes soupçonnées de préparer un attentat contre des sites militaires. Une communication qui pose question. "Il est important que le gouvernement de temps en temps puisse faire savoir que les services de renseignement français sont très efficaces", défend Ségolène Royal.

Peu avant la déclaration de Bernard Cazeneuve, François Hollande avait annoncé que plusieurs attentats avaient été déjoué. Pour la ministre, le président a voulu communiquer car "il a estimé qu'à un moment il était important de montrer que les Français étaient protégés". Ségolène Royal estime qu'il est "important que les Français le sachent à partir d'un exemple".

 > Pollution: Ségolène Royal contre "une écologie punitive"

Au lendemain de la publication d'un rapport parlementaire qui estime le coût de la pollution à 101.3 milliards d'euros par an, la ministre de l'Ecologie reconnaît que la pollution "coûte en terme de santé publique". Pour autant, Ségolène Royal ne veut pas d'une "écologie punitive". Alors que le rapport propose par exemple d'aligner la fiscalité du diesel, très polluant, sur celle de l'essence, la ministre exclut cette mesure. "Je pense qu'il y a une saturation de taxes et que l'écologie ne doit pas être uniquement traduite par les taxes, sinon les gens n'ont pas envie d'agir". 

La ministre veut orienter son action vers les services publics et cite son projet de loi sur la transition énergétique votée par le Sénat mercredi soir. "Les administrations doivent donner l'exemple". Ségolène Royal il faut que les transports en commun passent à l'électricité. Et la ministre veut responsabiliser les élus locaux. "Je vais donner aux maires le pouvoir de faire des zones de circulation réduite. Les maires auront la responsabilité de prendre ces décisions sans pouvoir se défausser sur d'autres". Elle l'assure, il faut maintenant que "chacun prenne ses responsabilités" pour que la lutte contre la pollution s'accélère. 

C. B