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Attentat déjoué: les quatre jeunes interpellés ont entre 16 et 23 ans

Trois suspects sont toujours en garde à vue ce jeudi, dans le cadre d'une enquête sur un attentat qui se préparait pour janvier. Le quatrième, âgé de 16 ans et mis hors de cause, a été relâché. Parmi les autres, un ex-militaire de la marine.

Les quatre suspects interpellés lundi à l'aube ont 16, 17, 19 et 23 ans. Selon nos informations, ces très jeunes hommes, dont un ancien militaire de la marine, matelot de 1ère classe révoqué en janvier dernier, prévoyaient de s'en prendre à un chef de la base militaire de Fort Béar, près de Port-Vendres et Collioure, dans les Pyrénées-Orientales. Une base militaire où l'ancien marin, au nombre des suspects, avait été affecté durant quelques mois. 

Parmi ces quatre hommes, tous sont des musulmans radicalisés, non convertis, et deux sont des mineurs de 16 et 17 ans. Le plus jeune a été libéré ce jeudi matin, après avoir été mis hors de cause par les autres suspects. Ils projetaient de décapiter le militaire gradé et de filmer la scène au mois de janvier prochain, un an après les attentats de Charlie Hebdo

Deux leaders se détachent de ce groupe qui se trouve actuellement en garde à vue au siège de la DGSI.

>Un suspect mis sur écoute

Celui décrit comme le principal instigateur de l'attentat déjoué avait été signalé pour ses "velléités de départ en Syrie", a expliqué le ministre de l'Intérieur mercredi. Repéré pour son activisme sur les réseaux sociaux, ce jeune homme était en contact avec des jihadistes français, aujourd'hui incarcérés. D'après nos informations, ce suspect avait déjà été entendu par la DGSI à l'automne dernier.

A cette époque, les autorités savaient qu'il souhaitait partir faire le jihad mais n'ont pas eu assez d'éléments contre lui. Le jeune homme aurait alors fait l'objet d'une surveillance, et était placé sur écoute. C'est cette surveillance qui a permis aux enquêteurs de remonter à ses trois complices.

>Un militaire révoqué de la marine nationale

L'autre "leader" du groupe était un ancien matelot de 1ère classe, selon nos informations, qui a multiplié les arrêts maladie, et se faisait appeler "l'Emir". Son contrat dans l'armée a pris fin en janvier dernier. Il avait passé quelques mois dans la caserne de Fort Béar dans les Pyrénées Orientales. 

Les jeunes hommes ont été placés en garde à vue pour association de malfaiteur en lien avec une entreprise terroriste. Dans ce cadre, il existe une dérogation pour les mineurs, qui, comme les majeurs, peuvent rester en garde à vue pendant 96 heures, 144 heures si le juge des libertés et de la détention estime qu'il y a une menace terroriste imminente.

C. B