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Sécurité, emploi et environnement, les "trois priorités" du gouvernement Valls 3

Le président François Hollande, le 11 février 2016 à l'Elysée

Le président François Hollande, le 11 février 2016 à l'Elysée - Capture d'écran

Depuis le palais de l'Elysée où il était interviewé par TF1 et France 2, François Hollande a justifié le remaniement annoncé quelques heures plus tôt. Il en a profité pour faire un point sur son action politique, à 14 moins de l'élection présidentielle où sa candidature fait débat.

Montrer qu'il y a un chef aux commandes et qu'il sait ce qu'il fait. Quelques heures après l'annonce du remaniement, François Hollande a fixé le cap du nouveau gouvernement Valls, défendant un gouvernement "cohérent".

"Je lui ai assigné trois priorités: la première c'est protéger les Français (...) je voulais aussi que la seconde priorité soit l'emploi" et, "enfin, je veux que cette (troisième) priorité soit en rapport à ce grand accord que nous avons signé, la COP21, l'écologie, l'environnement, la transition", a déclaré le chef de l’État dans un entretien diffusé sur TF1 et France 2.

Au comble de l'impopularité, François Hollande a rappelé jeudi les écologistes au gouvernement pour tenter d'élargir sa base politique à quinze mois de la présidentielle, tandis que l'ex-Premier ministre Jean-Marc Ayrault, nommé au Quai d'Orsay, fait un surprenant retour. Un gouvernement volontairement élargi. "C'est vrai qu'il est élargi, mais il doit garder sa cohérence", a-t-il ajouté. Objectif: "un gouvernement qui doit agir, qui doit réformer, qui doit avancer".

Valls conforté

En revanche, François Hollande l'assure: il n'a pas songé remplacer son Premier ministre, Manuel Valls. "Non", a-t-il répondu, "parce que ce gouvernement, il est cohérent, il a une ligne, celle que j'ai fixée, non pas depuis Manuel Valls, qui anime cette équipe avec talent et autorité, mais depuis 2012".

"Cette ligne, c'est de prendre des décisions pour faire avancer le pays. Ce n'est pas toujours populaire, quand il faut redresser les finances publiques, quand il faut améliorer la compétitivité, c'est-à-dire, en fait, ce qui permet à la France de tenir son rang, quand il faut faire des choix industriels", a-t-il ajouté. "Cette ligne, je la tiens. Et elle continuera", a-t-il insisté.

Une primaire à gauche?

Y compris malgré les voix qui s'élèvent déjà pour réclamer une primaire à gauche. Si François Hollande n'a pas fermé la porte à une primaire, il a préféré éluder la question. "Nous sommes à 14 mois de l'élection présidentielle et je vais déjà me mettre en campagne, alors que je n'ai pas encore fait tout ce que j'ai à faire? Je vous l'assure, je prendrai ma décision, le jour venu. Ce jour n'est pas venu. Et tant qu'il n'est pas arrivé, j'ai à agir et à réformer et je le ferai jusqu'au bout. (...) Il faut être président et je serai président pleinement jusqu’au bout", a-t-il martelé.

S. C.