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Sarkozy sur écoute : son avocat dément tout trafic d'influence

Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Une conversation téléphonique entre N. Sarkozy et son avocat Me Herzog est à l'origine d'une enquête judiciaire lancée le 26 février pour trafic d'influence, a indiqué vendredi une source proche du dossier. L'avocat de Sarkozy dément tout trafic d'influence.

Nicolas Sarkozy at-il bien été mis sur écoute par la justice comme l'affirmait Le Monde ce vendredi matin ? C'est ce qui semble se profiler. Et c'est une conversation entre l'ancien président et son avocat qui a été à l'origine d'une enquête judiciaire lancée le 26 février pour trafic d'influence. Le quotidien ajoute que l'ancien chef de l'Etat a été placé sur écoute à la demande des juges enquêtant sur les accusations de financement de sa campagne présidentielle de 2007 par la Libye de Mouammar Kadhafi.

Pas de trafic d'influence selon l'avocat de Sarkozy

Me Thierry Herzog, l'avocat de Nicolas Sarkozy, a démenti vendredi dans Le Monde tout trafic d'influence. "Il n'y a eu aucun trafic d'influence", a assuré Me Herzog, qui promet de démontrer le "moment venu qu'il s'agit d'une affaire politique". Selon l'avocat, Nicolas Sarkozy est "toujours probablement sur écoute téléphonique".

Solliciter un juge pour des renseignements sur l'affaire Bettencourt

Dans une conversation téléphonique, Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog évoquent un haut magistrat du parquet général de la Cour de cassation, Gilbert Azibert.

Il y est question, selon la source, de le solliciter pour se renseigner sur une procédure en cours devant la Cour de cassation en lien avec l'affaire Bettencourt. Le 11 mars, la Cour doit dire si elle valide la procédure Bettencourt, notamment la saisie des agendas de l'ancien président

Plusieurs portables sur écoute

Ces écoutes avaient déjà fait parler d'elles: en décembre 2013, le quotidien du soir dévoilait plusieurs conversations enregistrées entre Brice Hortefeux et Christian Flaesch, l'ancien patron de la police judiciaire de Paris. Le policier avait alors été mis à l'écart, en raison de sa trop grande proximité avec l'homme politique.

Selon Le Monde, Nicolas Sarkozy, serait aussitôt devenu moins bavard sur son téléphone "officiel". Face à ce changement d'attitude, les juges ont alors découvert l'existence d'un second téléphone portable, enregistré sous un nom fictif. L'appareil a lui aussi été placé sous surveillance.

Les agendas du président intriguent aussi les juges

Outre l'affaire Bettencourt, dans laquelle Nicolas Sarkozy a bénéficié d'un non-lieu, ses agendas sont susceptibles d'intéresser les enquêteurs travaillant sur des affaires judiciaires compromettantes pour l'ancien pouvoir.

Au vu de cette conversation, qui avait été transmise au parquet national financier, selon la source proche du dossier, celui-ci avait ouvert le 26 février une information judiciaire pour trafic d'influence et violation du secret de l'instruction. Dans ce cadre, les juges Claire Thépaut et Patricia Simon ont mené mardi des perquisitions à Paris, Nice et Bordeaux, dans les bureaux et aux domiciles de MM. Azibert et Herzog.

La rédaction