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Retrouvailles Sarkozy-Merkel: une visite pas si anodine

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Jour de retrouvailles à Berlin. L’ancien président français Nicolas Sarkozy rencontre ce matin la Chancelière allemande, Angela Merkel

Trépignant d’impatience à l’idée d’enfin revenir sur le devant de la scène, Nicolas Sarkozy ne cesse de distribuer des "cartes postales". La prochaine est directement envoyée d’Allemagne, où l’ancien président français rencontre vendredi - à sa demande- Angela Merkel pour "un échange de vues". Le tout avant qu’il ne prononce un discours sur "les relations franco-allemandes et l’avenir de l’Europe", devant la fondation Konrad-Adenauer, proche de la CDU, le parti de la chancelière.

Il s’agit là d’une première: si les leaders d’opposition sont souvent reçus par des chefs d’Etats étrangers –notamment allemands- la situation est singulière. D’abord car Nicolas Sarkozy a été battu par François Hollande, le président en exercice. Ensuite, car concrètement, Nicolas Sarkozy ne représente rien ni personne, étant officiellement en retrait de la politique et de son parti. Enfin, car l’élection présidentielle est encore très loin.

"Mise sur orbite d

Si cette rencontre ne devrait pas manquer d’agacer l’Elysée, elle est surtout l’occasion pour l’ex-président de façonner un peu plus son retour. "Il y a une cohérence politique, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy appartiennent à un même courant de pensée, celui de la droite libérale.

Ils ont, de plus, un passé commun marqué par la crise de 2008. Mais c’est également un nouvel élément de 'mise sur orbite' d’un retour programmé", selon Jean Garrigues, professeur à l’université d’Orléans et spécialiste d’histoire politique.

En marquant sa volonté de se donner une stature internationale, Nicolas Sarkozy fait donc encore un pas vers une candidature en 2017. Et marque des points, si besoin en était, face aux éventuels adversaires de son propre camp : l’ancien chef de l’Etat a ainsi obtenu d’être reçu à la chancellerie, un privilège auquel n’a pas eu droit Jean-François Copé, qui a rencontré Angela Merkel en tant que "présidente de la CDU" quelques semaines plus tôt.

La rédaction