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Référendum en Nouvelle-Calédonie: taux de participation très élevé à la fermeture des bureaux de vote

La Nouvelle-Calédonie va-t-elle rester française? Les électeurs se sont déplacés en masse ce dimanche pour voter sur l'indépendance du Caillou.

La France ou la Kanaky? Les Calédoniens se sont rendus massivement aux urnes dimanche pour exprimer leur choix sur l'indépendance du Caillou, petit territoire stratégique dans le Pacifique, marquant leur intérêt pour un référendum historique pour lequel les sondages prédisent la victoire du non.

Avec un taux de 73,68%, la participation pour ce scrutin à la fermeture des bureaux de vote est largement supérieure à celle enregistrée pour les élections provinciales en 2014 (58,19%).

Une allocution d'Emmanuel Macron dans la journée

Le référendum est attentivement surveillé par Paris, à 18.000 km de là. Le président Emmanuel Macron s'exprimera à la télévision à midi dimanche à l'issue de la proclamation du résultat.

Dans les bureaux de vote de l'école Candide Koch, dans le quartier de la Vallée des colons à Nouméa, où la population est mélangée, plusieurs dizaines de personnes se sont pressées, formant de longues queues, a constaté l'AFP.

"On est installé ici depuis cinq générations, je me devais de venir", explique Alix, une grand-mère de 81 ans, qui a été la première à mettre son bulletin dans l'urne. "Je devais aller à la pêche, mais j'ai préféré aller voter, car j'espère qu'on va rester français. Si on n'a pas la France, c'est la misère", témoigne Fred Monnin, 73 ans.

Dans le plus vieux quartier kanak de Nouméa, Montravel, au nord, les électeurs sont majoritairement kanak. Là aussi, plusieurs dizaines de personnes ont fait la queue, certains arborant ostensiblement les couleurs du drapeau de la "Kanaky" sur leur tee-shirt ou leur chapeau. C'est le cas de Patrick Watrone, 43 ans.

"C'est un grand jour pour nous, c'est le moment où la vérité va sortir. Mon père, mon grand-père ont lutté pour ce pays, aujourd'hui c'est une deuxième lutte dans les urnes", explique-t-il.
CR avec AFP