BFMTV

France ou Kanaky, la Nouvelle-Calédonie fait son choix

La Nouvelle-Calédonie vote ce dimanche sur son indépendance

La Nouvelle-Calédonie vote ce dimanche sur son indépendance - Fred Payet - AFP

Les 284 bureaux de vote de Nouvelle-Calédonie ont ouvert ce dimanche à 08h00 (22h00 à Paris). La proclamation des résultats est attendue dans la soirée (dimanche matin à Paris).

La France ou la Kanaky? Les bureaux de vote de Nouvelle-Calédonie, petit territoire stratégique de 270.000 habitants dans le Pacifique, ont ouvert ce dimanche pour un référendum historique sur l'indépendance, où les sondages prédisent la victoire du non.

Près de 175.000 électeurs de cet archipel français, colonisé en 1853 et disposant d'importantes réserves de nickel, ont jusqu'à 18h00 (08h00 à Paris) pour se rendre dans l'un des 284 bureaux de vote et dire s'ils veulent "que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante".

Ce référendum, qui vient ponctuer 30 ans de décolonisation progressive, est attentivement surveillé par Paris, à 18.000 km de là. Emmanuel Macron s'exprimera à la télévision à 13h00 dimanche (23h00 heures locales) à l'issue de la proclamation du résultat. Pour rendre ce scrutin incontestable, 250 délégués dépêchés par l'État, et des observateurs de l'ONU seront présents dans les bureaux. Dans celui de l'école Candide Koch, dans le quartier de la Vallée des colons à Nouméa, près d'une trentaine de personnes attendaient déjà pour voter, un quart d'heure avant l'ouverture, a constaté l'AFP.

Réconcilier les Kanaks et les Caldoches, le défi de la Nouvelle-Calédonie

Cette consultation, prévue par l'accord de Nouméa signé en 1998, est destinée à poursuivre le travail de réconciliation entre les Kanaks, peuple autochtone du territoire, et Caldoches, population d'origine européenne, entamé avec les accords de Matignon en 1988. Ces derniers avaient été signés après les violences des années 1980 qui avaient culminé avec la prise d'otages et l'assaut de la grotte d'Ouvéa en mai 1988, faisant au total 25 morts.

Pour le Premier ministre Edouard Philippe, qui arrive sur le Caillou dès le lendemain du scrutin, ce référendum marque "le début de la Nouvelle-Calédonie qui veut construire un avenir". À la veille du scrutin, Nouméa et ses alentours, qui concentrent les deux tiers de la population, étaient restés particulièrement calme.

M.J. avec AFP