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Réécriture de l'article 24: l'opposition fustige "bidouillages" et "fiasco"

Le président du groupe parlementaire La France Insoumise Jean-Luc Melenchon à l'Assemblée nationale à Paris, le 24 novembre 2020

Le président du groupe parlementaire La France Insoumise Jean-Luc Melenchon à l'Assemblée nationale à Paris, le 24 novembre 2020 - Anne-Christine POUJOULAT © 2019 AFP

Christophe Castaner a annoncé ce lundi une "réécriture totale" de l'article controversé de la proposition de loi sur la "sécurité globale".

L'opposition a fustigé des "bidouillages" voir un "fiasco" après l'annonce lundi par le patron du groupe La République en marche (LaREM) Christophe Castaner d'une "réécriture totale" du contesté article 24 de la proposition de loi sur la "sécurité globale".

"Rantanplan est au pouvoir", a raillé sur Twitter le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon, en rappelant que "l'article 24 est encore dans le texte soumis au Sénat. Lui seul peut entièrement le réécrire".

"L'article 24 'suspendu' pour mieux le réintroduire dans la loi séparatisme? Vos ficelles sont grosses et votre bidouillage ne trompe personne", a renchéri l'eurodéputée La France insoumise Manon Aubry.

Beaucoup à gauche continuent de demander le retrait de l'article 24, qui prévoit de pénaliser la diffusion malveillante de l'image des forces de l'ordre, voire de l'ensemble de la loi sur la "sécurité globale" votée la semaine dernière par l'Assemblée nationale.

"Il vaudrait mieux lâcher l'affaire"

"C'est un premier recul. Mais nous vous voulons le retrait de cet article et de toute la loi", a affirmé le patron du PCF Fabien Roussel tandis que pour le député communiste Pierre Dharréville, "il vaudrait mieux lâcher l'affaire".

Les critiques étaient également vives à droite et à l'extrême droite.

"Réécrire un article déjà voté, c'est original comme méthode... nous sommes gouvernés par un gouvernement de pieds nickelés", a ironisé le porte-parole du Rassemblement national (RN) Sébastien Chenu.

"Ils sont passés en force! Et voilà qu'ils doivent tout réécrire...", a raillé le président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde en déplorant un processus "consternant".

Côté Les Républicains (LR), le président du parti Christian Jacob a dénoncé un "fiasco" d'Emmanuel Macron "qui désavoue son ministre Darmanin tout en le laissant en fonction", tandis que le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau rappelait que "conformément à la Constitution", la réécriture de l'article 24 "dépend désormais du Sénat".

C.M. avec AFP