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Présidence de l'UMP: Chartier, proche de Fillon, vote Le Maire

Jérôme Chartier à l'Assemblée nationale, le 29 avril 2014.

Jérôme Chartier à l'Assemblée nationale, le 29 avril 2014. - Jacques Demarthon - AFP

CAFE POLITIQUE - Lieutenant de François Fillon, Jérôme Chartier a choisi son candidat à la présidence de l'UMP. Et ce ne sera pas Nicolas Sarkozy... Le député du Val-d'Oise votera pour Bruno Le Maire.

Jérôme Chartier, lieutenant de François Fillon, votera en faveur de Bruno Le Maire lors de l'élection pour la présidence de l'UMP. Le député du Val-d'Oise l'a annoncé ce week-end dans un entretien au Journal du Dimanche.

"L'UMP est en train de vivre un tournant de son histoire et je n'ai pas envie que ce tournant se transforme en débâcle. J'ai toujours accompagné l'UMP depuis douze ans (...) Tout bien considéré, je choisirai Bruno Le Maire", indique Jérôme Chartier. "Il est celui qui se présente en repreneur d'une UMP en difficulté, et je le crois sincère lorsqu'il dit qu'il va tout faire pour la faire renaître", explique-t-il au JDD.

"Je ne pensais pas aller voter"

"Au départ, avoue le député du Val-d'Oise, je ne pensais pas aller voter. Entre le candidat qui a un bon programme mais aucune audience, le candidat qui fait une très bonne campagne mais ne parvenait pas à me convaincre et le candidat qui fait le remake de sa campagne présidentielle de 2012, ma tentation était de ne pas me rendre aux urnes. Et puis j'ai réfléchi."

En plus de Bruno Le Maire, deux candidats sont en lice pour l'élection prévue le 29 novembre: le député de l'Eure Hervé Mariton et bien sûr Nicolas Sarkozy.

Sarkozy "veut liquider sa famille politique"

Concernant l'ancien président de la République, Jérôme Chartier souligne qu'il "ne veut pas soutenir quelqu'un qui annonce qu'il veut liquider (sa) famille politique." "Il veut briser ce qui a permis l'union de la droite pendant douze ans et un très grand rassemblement", assure-t-il.

Enfin, au sujet du résultat de l'élection, "qui semble déjà joué", fait remarquer le JDD, Jérôme Chartier prévient qu'"une élection n'est jamais gagnée d'avance" et demande aux adhérents dont certains sont "dépités et même un peu perdus, d'aller voter". Car "ce qui changera tout, ce sera la participation et l'engagement des adhérents", conclut-il.

V.R. avec AFP