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Pour Gabriel Attal, les oppositions "chouchoutent" Marine Le Pen

Gabriel Attal le 24 février 2021 à Paris

Gabriel Attal le 24 février 2021 à Paris - Alain JOCARD © 2019 AFP

La dédiabolisation de Marine Le Pen est "d'abord renforcée par la vacuité idéologique de l'opposition", estime le secrétaire d'État dans une interview au Parisien.

Le porte parole du gouvernement Gabriel Attal estime que l'opposition de droite comme de gauche "chouchoute" Marine Le Pen, alors que son élection entraînerait "un chaos économique", dans une interview au Parisien daté de dimanche.

La dédiabolisation de Marine Le Pen est "d'abord renforcée par la vacuité idéologique de l'opposition", assure Gabriel Attal.

Mais Marine Le Pen "n'en est pas moins dangereuse: son élection entraînerait un chaos économique et l'on sait qu'elle gouvernerait avec des personnes comme Frédéric Chatillon ou Axel Loustau (anciens dirigeant et militant du GUD, NDLR), qui ont été mis en cause pour apologie du nazisme...", assure-t-il.

Pour lui, "la majorité est la dernière et la seule à vouloir combattre Marine Le Pen".

"Elles lui font une haie d'honneur"

"Aujourd'hui, les oppositions de droite comme de gauche épargnent le RN et l'extrême droite. Je dirais même qu'elles les chouchoutent. Mais à force de l'épargner, elles lui font une haie d'honneur". Elles "estiment sans doute que l'élection de Marine Le Pen provoquera un tel choc qu'il leur permettra de renaître et de se refaire une santé politique: c'est un acte de cynisme absolu. En fait, les oppositions espèrent sortir du néant par le chaos", dit-il.

Quand on l'interroge sur Xavier Bertrand, il répond qu'il "attend sa première proposition personnelle pour pouvoir (s)'exprimer". Quant à l'union de la gauche: "Un shooting photo n'est pas un programme commun", assène-t-il.

Concernant son ancienne famille politique (PS), il rappelle qu'"ils ont eu quatre ans pour se réinventer". "Résultat: ils sont toujours dans le nombrilisme politique et ne parlent jamais d'idées. La réalité, c'est qu'ils n'ont rien à voir ensemble et ne sont d'accord sur rien: certains socialistes et Yannick Jadot sont plus proches de nous que de Jean-Luc Mélenchon", déclare-t-il.

C.M. avec AFP