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Pour Collomb, Macron est le "seul capable" à gauche d'empêcher Le Pen d'être au second tour 

Gérard Collomb, à l'émission le Grand Jury, le 30 octobre 2016.

Gérard Collomb, à l'émission le Grand Jury, le 30 octobre 2016. - RTL - LCI

Pour le sénateur-maire de Lyon, soutien indéfectible d'Emmanuel Macron, celui-ci peut "déranger le système" et donc concurrencer la présidente du Front national, mais "sans être d'extrême droite".

Gérard Collomb, sénateur-maire PS de Lyon et soutien d'Emmanuel Macron, a jugé dimanche que l'ancien ministre de l'Economie était "le seul capable" à gauche "d'empêcher Marine Le Pen d'être au second tour" de l'élection présidentielle de 2017.

"Ce qu'apporte aussi Emmanuel Macron, c'est de (...) déranger le système et il y a des gens qui, aujourd'hui, sans être d'extrême droite, en ont marre de ce système et donc vont voter pour Marine Le Pen pour dire 'allez, on nettoie tout'", a-t-il déclaré lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.

"Emmanuel Macron peut capter une partie de cet électorat-là qui est aujourd'hui désespéré et donc empêcher Marine Le Pen d'être au second tour".

C'est le seul à gauche en mesure de le faire? "Oui bien sûr, je pense qu'aujourd'hui, c'est le seul qui est capable" de barrer la route à la présidente du Front national.

Collomb prend le pari que "les autres se retireront au profit de Macron"

Mais, n'y a-t-il pas danger, si Emmanuel Macron est candidat, qu'il se retrouve face au candidat de la primaire du PS et donc d'empêcher la gauche de se qualifier pour le second tour?

"Je ne le crois pas, je pense que dans les prochaines semaines, quelqu'un va faire, si vous me permettez l'expression, le trou dans les sondages et que l'on verra effectivement qu'il est largement en tête et qu'à ce moment-là, les autres se retireront au profit d'Emmanuel Macron", a pronostiqué Gérard Collomb.

Le maire de Lyon a redit qu'il souhaitait que son favori soit candidat: "Je me suis engagé à ses côtés, ce n'est pas juste pour faire un petit tour et dire, après on va rentrer chez soi comme ça. Non, j'ai envie qu'il soit candidat mais c'est à lui de choisir le timing".

"Emmanuel Macron a encore quelque temps devant lui" avant de se déclarer, a-t-il ajouté. Avant la fin de l'année? "Oui, a-t-il plaisanté, à mon avis, vous pourrez fêter Noël en toute quiétude".

Jérémy Maccaud avec AFP