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Philippe Besson au consulat de Los Angeles: "ma nomination n'est pas effective"

L'écrivain, proche d'Emmanuel Macron, a confié sur BFMTV ce dimanche, que sa nomination n'était toujours pas effective. Bien que "meurtri" par la polémique autour de sa nomination, Philippe Besson a confirmé qu'il ne comptait pas se retirer.

L'écrivain Philippe Besson, pressenti fin-août pour être nommé consul de Los Angeles, a confirmé ce dimanche soir sur BFMTV que sa nomination n'était toujours pas effective, indiquant qu'il avait été "meurtri" par la polémique de ces dernières semaines. 

"Pour qu'elle soit effective il faudrait qu'il y ait un décret nominatif qui ait été signé par le président de la République. Ce n'est pas le cas" a déclaré Philippe Besson. Il a confirmé, en revanche: "que des discussions aient été engagées entre le président de la République et moi, ça oui ça ne fait pas de doute."

"Ca a été extraordinairement violent"

Philippe Besson, réputé proche du couple présidentiel, est l'auteur de près d'une vingtaine de romans dont le dernier en date, Un personnage de roman, consacré à la conquête de l'Elysée par Emmanuel Macron. L'écrivain s'est dit meurtri par l'ampleur prise par la polémique à la fin de l'été.

"C'est parti dans une espèce de tourbillon absolument invraisemblable (...) "Ca m'a surpris. Je ne m'attendais pas à être cloué au pilori et jeté aux chiens. (...) Il y a un mois j'étais anéanti, mais vraiment. J'étais écorché vif. Je me suis retrouvé dans une lessiveuse. Ca a quand même été extraordinairement violent, d'une très grande brutalité" raconte l'écrivain.

"J'ai très envie d'y aller"

"J'ai très envie d'y aller, de servir la communauté française" a encore confié Philippe Besson sur BFMTV. "C'est un vrai travail, mais c'est aussi une tâche assez exaltante". L'homme a cependant reconnu avoir traversé une passe difficile, durant laquelle il aurait hésité à se retirer.

"Dans ma tête à un moment je me suis dit (...) 'si visiblement ça défrise autant de gens, peut-être faut-il que je réfléchisse à autre chose.'" raconte-t-il. "Aujourd'hui, le temps ayant passé, non. Je reviens aux fondamentaux de la discussion que j'ai eue avec Emmanuel Macron. Lui souhaite toujours envisager cette nomination et d'ici, (...) là les choses auront le temps de reprendre un peu de calme et de rationalité, je l'espère" a-t-il déclaré.

Mis en cause à de multiples reprises sur la question des compétences nécessaires pour le poste, Philippe Besson s'est défendu en énumérant son passé professionnel:

"La problématique essentielle que ce consulat a à gérer est culturelle puisqu'on y gère les industries culturelles. (...) Donc, dès lors, vouloir nommer quelqu'un qui est écrivain, scénariste, documentalistes, qui a fait de l'audiovisuel ne parait pas complètement déplacé".

S'il est finalement nommé, Philippe Besson profitera d'un décret daté du 4 août, qui ouvre 22 postes de consuls généraux dont la nomination revient désormais au gouvernement. Ces postes étaient auparavant dévolus au personnel sous statut des agents diplomatiques et consulaires.

Jeanne Bulant