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Civitas : des députés PS demandent sa dissolution

Dans les rangs de la manifestation anti-mariage gay, l'Action française.

Dans les rangs de la manifestation anti-mariage gay, l'Action française. - -

Cette organisation proche des catholiques intégristes s'est faite remarquée lors des manifestations de dimanche qui ont vu l'avènement de violences.

Après la déclaration de soutient de Jacques Bompard, l'institut Civitas revient, malgré lui, sur le devant de la scène. Cette fois six députés PS ont écrit au ministre de l'Intérieur pour demander sa dissolution. Cette organisation proche des catholiques intégristes est à l'origine de la manifestation contre le mariage gay dimanche où ont été agressés des journalistes et des militantes féministes.

Civitas, catalyseur des groupuscules extrémistes violents

La députée PS de l'Hérault, Anne-Yvonne Le Dain avait indiqué dimanche qu'elle demanderait la dissolution de cette organisation dès le lendemain à Manuel Valls. Elle est signataire du courrier, aux côtés de Patrick Mennucci, Yann Galut, Jérôme Guedj, Sébastien Denaja, Nicolas Bays.

"Contrairement à la manifestation organisée la veille - samedi 17 novembre - par une dizaine d'associations tacitement soutenues par les autorités catholiques, l'Institut Civitas, en tant que mouvement organisateur, a permis à la manifestation du dimanche de servir d'exécutoire à toute une frange de mouvements extrémistes qui se sont montrés particulièrement violents en paroles et en actes", peut-on lire dans ce courrier dont l'AFP a eu copie.

"Ces débordements tant sur le fond que sur la forme, indignes de notre démocratie, nous conduisent à demander la dissolution immédiate de l'Institut Civitas", écrivent les six députés, qui parlent d'une "déferlante de haine".

Caroline Fourest et les Femen "rouées de coups"

Des militantes du mouvement féministe ukrainien Femen et des journalistes, parmi lesquels Caroline Fourest, ont été pris à partie et certains "roués de coups" lors de la manifestation, selon les intéressés. Dimanche, la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, avait prévenu que le gouvernement n'aura "aucune tolérance" à l'égard des violences de l'extrême droite.

Ces incidents ont eu lieu au début de la manifestation contre le projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux homosexuels, organisée à Paris par l'institut Civitas, proche des catholiques intégristes.

D. N. avec AFP