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Manifestation de Civitas : Jacques Bompard accuse les féministes

Une féministe opposante à la manifestation de Civitas

Une féministe opposante à la manifestation de Civitas - -

Après la manifestation organisée par l’institut Civitas dimanche, contre le projet de loi sur le mariage gay, Jacques Bompard, député d'extrême droite, dénonce les associations féministes responsables selon lui, des débordements qui ont suivi.

L’institut Civitas, proche des catholiques intégristes, à l’origine du rassemblement organisé à Paris ce dimanche, pour protester contre le projet de loi sur le mariage homosexuel, peut compter sur le soutien de Jacques Bombard, député d’extrême droite du Vaucluse.

Deux jours, deux manifestations

Les opposants au mariage gay s’étaient donné rendez-vous samedi pour battre le pavé dans plusieurs villes de France. Plus de 100.000 manifestants, dont 70.000 à Paris ont ainsi défilé.

Le lendemain, dimanche, l’institut Civitas, proche des catholiques intégristes, appelait à nouveau à manifester. Cette fois-ci, des incidents ont eu lieu en marge du rassemblement qui a réuni plusieurs milliers de personnes. La journaliste et essayiste Caroline Fourest a notamment été prise à partie par des manifestants avant d’être agressée tout comme des militantes féministes du groupe Femen.

Les féministes en cause ?

Jacques Bompard, député d’extrême droite (Ligue du Sud), soutient aujourd'hui l'action de Civitas. Ce dernier dénonce lundi "la violence des militantes d'extrême gauche". "Les extrémistes du groupe Femen ont attaqué violemment la manifestation en aspergeant avec des extincteurs les manifestants, dont des enfants en poussette, et le service d'ordre de la manifestation", relate le député.

Pour lui, "les provocations et les appels à la haine émanaient bien des agresseurs et non des manifestants", contredisant ainsi les dire de la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud Belkacem. Cette dernière, condamnant les agressions faites à l’encontre des féministes avait prévenu dimanche, que le gouvernement n'aurait "aucune tolérance" à l'égard des violences de l'extrême droite.

Sylvain Toiron