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Moquerie sexiste à l'Assemblée: les députées de gauche protestent

Véronique Massonneau, députée EELV, est entrée en retard dans l'hémicycle, accompagnée des élues de gauche.

Véronique Massonneau, députée EELV, est entrée en retard dans l'hémicycle, accompagnée des élues de gauche. - -

Après la mauvaise blague sexiste d'un député UMP à une élue écologiste, les élues de gauche sont arrivées volontairement en retard à l'Assemblée mercredi.

Le ton monte à l'Assemblée. Après la moquerie sexiste d'un député UMP à la députée EELV Véronique Massonneau, en pleine séance dans l'hémicycle dans la nuit de mardi à mercredi, les élues de gauche ont voulu protester symboliquement.

La députée avait subi les moqueries d'un élu de l'opposition: pendant qu'elle s'exprimait au micro, le député UMP du Morbihan Philippe Le Ray avait volontairement perturbé son intervention en imitant la poule, caquetant et gloussant au point d'interrompre Véronique Massonneau. En réaction, mercredi après-midi, les députées sont arrivées volontairement en retard dans l'hémicycle, sous les applaudissements des députés de gauche.

Jacob dénonce une "théâtralisation"

Excédés, la plupart des élus de droite ont brièvement quitté l'hémicycle. Par la suite, le patron des députés UMP, Christian Jacob, a pris la parole dans l'hémicycle pour accuser Claude Bartolone d'être "caution" d'une "mascarade" et d'une "théâtralisation". Il a toutefois reconnu un "incident regrettable".

Quelques minutes auparavant, en voyant Véronique Massonneau entrer dans l'hémicycle, Claude Bartolone avait adressé "au nom de tr-s nombreux d'entre nous nos amitiés à Véronique Massonneau. J'ai convoqué une conférence des présidents de groupe à 16h15 pour tirer les leçons des événements qui se sont déroulés hier soir", a-t-il précisé.

A. K.