BFMTV

Mariage homo: le débat à l'Assemblée terminé, vote mardi prochain

L'Assemblée nationale où l etexte sur le mariage pour tous a été examiné en deuxième lecture depuis mercredi 17 avril 2013

L'Assemblée nationale où l etexte sur le mariage pour tous a été examiné en deuxième lecture depuis mercredi 17 avril 2013 - -

Après une nuit de débats houleux et de vives tensions, les députés ont achevé tôt vendredi matin l'examen en seconde lecture du projet de loi sur le mariage pour tous.

Les députés ont achevé tôt vendredi matin l'examen du projet de loi autorisant le mariage homosexuel, après deux jours de débat et une nuit très agitée puisque l'hémicycle a échappé de peu à une bagarre, échauffé par les manifestations des opposants au projet à l'extérieur.

Entamés mercredi, les débats se sont achevés à 7h35 vendredi, ce qui ouvre la voie au vote définitif du texte mardi prochain. Aucun amendement n'a été adopté. L'opposition a déjà indiqué qu'elle envisageait un recours devant le Conseil constitutionnel.

L'UMP a épuisé son temps de parole aux environs de 4 heures dans la nuit. Après la lecture à la tribune des amendements restants, une vingtaine de députés UMP se sont relayés à la tribune pour expliquer leur vote peu avant 6 heures.

Une bagarre dans l'hémicycle

Quelques heures avant, scène surréaliste: l'hémicycle avait échappé de peu à une bagarre. Dans la confusion et sous le regard interloqué des journalistes en tribune de presse, des députés UMP, excédés par une mimique d'un collaborateur du ministre de la Justice -ils l'ont expliqué ensuite- se sont précipités au bas de l'hémicycle.

Aux cris de "dehors, dehors", ils se sont approchés des bancs du gouvernement. Des huissiers et le ministre chargé des Relations avec le Parlement Alain Vidalies se sont interposés pendant plusieurs minutes pour protéger le fonctionnaire.

"Ca fait trente ans que je siège dans cet hémicycle, je n'ai jamais vu cela", a réagi Alain Vidalies, tandis que le président de l'Assemblée Claude Bartolone a condamné cette "descente avec menace physique". "Des coups de poings sont partis", a affirmé Bernard Roman (PS). Une huissière a reçu un coup, selon des sources parlementaires.

A. G. avec AFP