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François de Rugy nouveau président de l'Assemblée nationale à seulement 43 ans

L'ex-député écologiste, aujourd'hui LREM, François de Rugy, a été élu président de l'Assemblée nationale par 353 voix mardi après-midi.

Député écologiste depuis 2007, François de Rugy est aujourd'hui élu du groupe LREM. Ce mardi, il a été désigné le candidat du groupe majoritaire pour l'élection à la présidence de l'Assemblée nationale, à seulement 43 ans. 

Mais qui est François de Rugy? Présentation du probable nouveau locataire du Perchoir en quatre points. 

> Le virage de la présidentielle 

En janvier, François de Rugy était candidat à l'élection présidentielle, via la primaire organisée par le Parti socialiste. Eliminé au premier tour, avec 3,88% des voix, il n'a pas souhaité soutenir le vainqueur final, Benoît Hamon, malgré l'engagement pris lors du deuxième débat. Rapidement, il a ainsi apporté son soutien à Emmanuel Macron.

Il a depuis obtenu l'investiture LREM pour les élections législatives, dans la première circonscription de Loire-Atlantique, où il a été élu au second tour face au candidat LR avec 6614% des voix. 

> De l'expérience parlementaire 

François de Rugy fait partie des élus expérimenté au sein de LREM à l'Assemblée nationale. Député depuis 2007, il en a fait un argument pour briguer le Perchoir. 

Par ailleurs, il a déjà eu des postes à responsabilité au Palais-Bourbon. Pendant la précédente législature, il a co-présidé jusqu'en mai 2016 le groupe écologiste à l'Assemblée. Avant de devenir pour quelques mois vice-président de la chambre basse. 

> Un écologiste "libéral" 

Siégeant au sein du groupe écologiste ces dernières années, il avait une position politiquement plus libérale qu'une partie de son groupe. Régulièrement en rupture avec EELV, il avait d'ailleurs quitté le mouvement en 2015 pour fonder le "Parti écologiste", au moment de la sortie d'EELV du gouvernement. 

> Favorable au vote obligatoire

En tant que quatrième personnage de l'Etat, le poste de président de l'Assemblée nationale est prestigieux mais peu politique. Il a toutefois dévoilé une forme de programme au moment de sa déclaration de candidature, le 19 juin. "Réduire le nombre de députés, réduire le nombre de mandats dans le temps, aller plus loin dans la transparence, la lutte contre les conflits d’intérêt", a listé le député de Loire-Atlantique. "Ce sont des choses sur lesquelles je me bats". 

Pendant la primaire organisée par le Parti socialiste, il avait aussi formulé des propositions en "réponse à la crise démocratie profonde". Parmi celles-ci, il souhaitait rendre le vote obligatoire, et installer une reconnaissance "réelle" du vote blanc. 

Ivan Valerio