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Baptême du feu de Désir à l'Assemblée nationale

BFMTV.com sélectionne le meilleur de nos députés.

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L'ARÈNE PARLEMENTAIRE - L'hommage à Dominique Baudis, Manuel Valls au secours d'Harlem Désir et l'avalanche de questions sur les rythmes scolaires. Voici ce qu'il fallait retenir ce mardi des questions au gouvernement.

L'Assemblée nationale, à défaut d'être le théâtre des rêves, est souvent celui des petites phrases bien senties et des répliques vengeresses. Lors de chaque séance de questions au gouvernement, BFMTV.com sélectionne le meilleur de nos députés. Voici ce qu'il fallait retenir ce mardi:

> Un porte-flingue contre Harlem Désir

L'exfiltration d'Harlem Désir de la direction du Parti socialiste pour entrer au gouvernent suscite toujours des remous dans l'hémicycle droit de l'Assemblée nationale. Mardi, la question du député UMP Damien Abad ne faisait pas dans la nuance: "Est-ce une prime à l'échec", "une prime au mauvais élève"?

"Dès qu'il s'agit de ces questions de personne, je pense qu'il faut faire attention les uns et les autres à la façon dont nous nous adressons", a déclaré le Premier ministre en préambule de sa réponse et sous l'œil d'Harlem Désir.

"Harlem Désir a toutes les qualités pour assurer cette responsabilité par son expérience de député européen et par son expérience politique. C'est aussi une des belles figures de notre société et de la France. Le fait d'avoir Harlem Désir, lui qui porte un si beau nom français, qui représente la diversité, la France, l'Europe, ça devrait être un honneur pour chacun de souligner sa présence au gouvernement", a estimé Manuel Valls qui avait déjà défendu ce choix jeudi dernier.

Pour sa première séance de questions au gouvernement, le nouveau secrétaire d'Etat aux Affaires européennes n'a pas eu à répondre à une question.

> Hommage à Dominique Baudis

La séance avait commencé dans le calme. A l'appel de Claude Bartolone, les députés ont observé une minute de silence en hommage à Dominique Baudis. Le défenseur des droits est mort jeudi dernier à l'âge de 66 ans. Plusieurs députés et ministres l'ont salué en préambule de leur prise de parole.

> Haro sur les rythmes scolaires

Le ministre de l'Education, Benoît Hamon, a dû répondre à trois questions différentes de l'opposition sur les rythmes scolaires. Franck Reynier, de l'UDI, observe un "rejet massif". Pour Arnaud Robinet, de l'UMP, "le gouvernement n'est plus à une reculade près". Catherine Vautrin (UMP) constate, elle, "une réforme hasardeuse sur le fond et sur la forme". Benoît Hamon a reconnu des difficultés mais rappelé que la réforme s'appliquerait bien à la rentrée 2014.

Karine Lambin