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Paris: la mairie prolonge la trêve hivernale jusqu'en octobre dans ses logements sociaux

Des logements sociaux à Paris.

Des logements sociaux à Paris. - JOEL SAGET / AFP

Il n'y aura pas de risque d'expulsion pour les 550.000 habitants des logements sociaux de Paris qui connaissent des difficultés pour payer leur loyer. Ian Brossat, adjoint au maire, a annoncé une année blanche.

La trêve hivernale est prolongée jusqu'en octobre dans les logements sociaux de la Ville de Paris. Cette mesure fait partie des dispositions pour aider les locataires en difficultés, annoncées ce vendredi dans Le Parisien par Ian Brossat, adjoint au logement de la maire de Paris.

Depuis le début de la crise du coronavirus, plus de 7500 familles se sont retrouvées pour la première fois en situation d’impayés, selon un bilan provisoire. 

"Les trois bailleurs sociaux parisiens (Paris Habitat, la régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP) et Elogie Siemp) ont fait le choix de prolonger cette trêve hivernale jusqu'au mois d'octobre prochain. Ce qui nous permettra de faire le pont avec la trêve suivante et d'avoir une année blanche", explique l'élu communiste au quotidien.

En clair, il n'y aura pas de risque d'expulsion cette année dans les HLM de la ville. 

Échelonnement des loyers impayés

Cette prolongation ne concerne toutefois que "les locataires de bonne foi, qui, pour des raisons liées à une baisse de revenu, n'arrivent pas à payer leur loyer. Mais pas ceux qui font l'objet d'un congé pour trouble de jouissance", prévient Ian Brossat.

Habituellement appliquée du 1er novembre jusqu'au 1er mars, la trêve hivernale a été repoussée une première fois jusqu'au 31 mai par le gouvernement, jusqu'au 10 juillet. "C'est bien, mais pas suffisant", estime l'adjoint au Logement auprès du Parisien.

Un fonds national d'aide

En plus de l'extension de la trêve hivernale, les bailleurs sociaux ont mis en place une cellule de crise pour aider les locataires en difficultés. Ces derniers peuvent d'ailleurs se voir proposer d'échelonner des loyers impayés.

Par ailleurs, concernant le parc locatif privé, Ian Brossat plaide "comme la fondation Abbé-Pierre, pour la mise en place d'un fonds national d'aide au paiement des loyers. Un fonds auquel la mairie de Paris pourrait contribuer".

Benjamin Rieth