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Nicolas Sarkozy sort de son silence : "Ce que j'ai à dire aux Français"

Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

L'ancien président sort de son silence dans la presse avec une tribune dans le Figaro intitulée "Ce que j'ai à dire aux français" dans laquelle il dénonce les écoutes. Une première depuis sa défaite et son départ de l'Elysée.

Sans doute y pensait-il un peu plus qu'en se rasant le matin. Nicolas Sarkozy qui jusque-là était resté silencieux a décider de ne plus se taire. Et l'ancien président a choisi Le Figaro pour faire passer son message. Sur un ton vif, il dénonce les écoutes dont il fait l'objet, évoque des "coups tordus". Il estime que les principes de la République sont "foulés aux pieds". Il dénonce des méthodes "dignes de la Stasi", la police politique de l'ex RDA. Des "comparaisons insupportables" pour François Hollande qui refuse de répondre à la polémique. Le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, parle lui de "faute morale grave".

"La France des droits de l'homme a bien changé"

"Ce ne sont pas les agissements d'un dictateur", ironise Nicolas Sarkozy, "non il s'agit de la France ! La France des droits de l'homme a bien changé", poursuit-il. L'ancien président balaie les dossiers judiciaires le visant: un non-lieu dans l'affaire Bettencourt, aucune responsabilité dans la prétendue affaire Karachi, ni dans le supposé financement de sa campagne en 2007 par Kadhafi qu'il juge ridicule et il finit par épingler les juges qu'il accuse clairement de partialité. "Je n'ai jamais demandé à être au-dessus des lois mais je ne peux accepter d'être en dessous de celles-ci".

"La meilleure façon d'éviter mon retour serait que je puisse vivre ma vie simplement"

Il indique aussi qu'il n'a pas le désir aujourd'hui de s'impliquer en politique. "Je n'éprouve nul désir de m'impliquer aujourd'hui dans la vie politique de notre pays", écrit-il. Une manière de relancer le débat. C'est même par cette idée qu'il conclue sa tribune en lançant à ses adversaires, "la meilleure façon d'éviter mon retour serait que je puisse vivre ma vie simplement, tranquillement, comme un citoyen normal". En clair, les attaques dont il estime faire l'objet aujourd'hui pourraient motiver son retour.

|||EN VIDEO - Ecoutez la réaction d'Hervé Morin, invité ce vendredi sur RMC.

La Rédaction avec A. Manoli