BFMTV

"Nazi": Valls et Mélenchon s'invectivent par médias interposés

Jean-Luc Mélenchon et Manuel Valls s'invectivent par médias interposés.

Jean-Luc Mélenchon et Manuel Valls s'invectivent par médias interposés. - AFP

"Nazi", "islamo-gauchisme"... L'ancien Premier ministre et le leader de la France insoumise continuent d'échanger des amabilités via les médias et les réseaux sociaux.

Jusqu'où iront les tensions entre Manuel Valls et Jean-Luc Mélenchon? L'ancien Premier ministre est revenu jeudi matin sur ses altercations avec le leader de la France insoumise. Sur Europe 1, il l'accuse de l'avoir traité de "nazi", alors que tous deux se retrouvaient dans la même commission sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie.

Un terme évoqué d'abord dans le Canard Enchaîné, et repris par Manuel Valls: "Je ne l'ai pas entendu, mais il l'a dit selon différents témoins. Mais devant moi, il a proféré de nombreuses insultes", assure-t-il. Et pour le députe de l'Essonne, cela n'a rien d'un hasard. "Ce n'est pas un coup de colère, je le connais bien. C'est parfaitement maîtrisé".

Valls "en perdition politique", selon Mélenchon

Une affirmation démentie par Jean-Luc Mélenchon jeudi sur son compte Twitter. Le leader de la France insoumise enfonce le clou en affirmant qu'à ses yeux, Manuel Valls est "en perdition politique".

"C'est théorisé au sein de la France Insoumise"

L'intéressé accuse également Jean-Luc Mélenchon de vouloir le "disqualifier": "Quand vous traitez un responsable politique (…) de fasciste, de nazi, quand vous l'insultez, c'est une manière de le disqualifier, d'empêcher le débat. C'est pour ça que c'est insupportable", lance Manuel Valls. L'ex-Premier ministre ne s'empêche pas pour autant d'ajouter des arguments brûlants au débat: il accuse à nouveau la France Insoumise de "complaisance" à l'égard de l'islam radical. "C'est théorisé au sein de la France Insoumise".

Dans sa lettre de démission de la commission sur l'avenir de la Nouvelle-Calédonie, Jean-Luc Mélenchon, qui explique refuser de siéger dans une commission présidée par Manuel Valls, l'accuse de proximité avec l'extrême droite israélienne, en référence à une photo de lui au côté de la ministre de la Justice Ayelet Shaked. "Quand on publie ce cliché et quand on dit que je suis l'ami de l'extrême droite israélienne, au fond, on veut passer un seul message: dire que Manuel Valls est l'ami des juifs", accuse-t-il. 

Ariane Kujawski