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Mosquée de Strasbourg: pour Attal, Millî Görüs n'a pas "vocation à exister dans la République"

Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, sur BFMTV-RMC, le 1er avril 2021.

Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, sur BFMTV-RMC, le 1er avril 2021. - BFMTV

L'association est au cœur d'une polémique autour du possible financement du chantier de sa mosquée par la mairie de Strasbourg. Elle a refusé de signer la "Charte des principes de l'islam de France".

La polémique autour de la possible subvention accordée par la mairie de Strasbourg à la construction d'une mosquée se poursuit. L'association Millî Görüs va "à l'encontre des valeurs de la République" et "n'a pas vocation à organiser des activités, à exister dans la République", a estimé ce jeudi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal sur BFMTV-RMC.

"Je n'annonce pas" sa dissolution, a précisé le secrétaire d'État. Mais "ce que je considère, c'est qu'une association qui va à l'encontre des valeurs de la République, qui se bat contre les valeurs de la République, contre l'égalité entre les femmes et les hommes, contre la dignité humaine, évidemment qu'elle n'a pas vocation à organiser des activités, à exister dans la République".

Dans un entretien à l'hebdomadaire Le Point ce jeudi, Gérald Darmanin a prévenu les fédérations de mosquées n'ayant pas signé "la charte des principes de l'islam de France" qu'il n'y a "rien à "négocier" avec elles et que l'Etat multipliera les contrôles visant leurs associations religieuses ou leurs écoles hors-contrat.

Polémique à Strasbourg

En janvier, Millî Görüs, au cœur d'une polémique autour du possible financement du chantier de sa mosquée par la mairie de Strasbourg, mais aussi le Comité de coordination des musulmans turcs de France et le mouvement Foi et Pratique, proche des prédicateurs rigoristes du Tabligh, ont refusé, au sein du Conseil français du culte musulman (CFCM), de signer la "Charte des principes de l'islam de France".

Le ministre de l'Intérieur, qui a demandé aux préfets d'organiser "prochainement" des "assises territoriales avec les acteurs de l'islam", leur a enjoint d'exclure l'association Millî Görüs et les deux autres fédérations n'ayant pas signé cette charte.

"C'est le sens de nos mesures de dire que si on ne se plie pas aux valeurs de la République, si on refuse de s'intégrer dans la République, on n'a pas vocation à fonctionner comme des associations qui elles se plient aux valeurs de la République", a expliqué Gabriel Attal.

M.D. avec AFP