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Moralisation de la vie publique: vent de fronde chez les députés Marcheurs

Des députés La République en marche à l'Assemblée nationale.

Des députés La République en marche à l'Assemblée nationale. - Martin BUREAU / AFP

Le Canard enchaîné révèle que les députés La République en marche ont rejeté à deux reprises en réunion trois propositions phares de cette loi, un des grands chantiers du quinquennat.

Ce mardi soir, les députés de la majorité sont rassemblés autour d'une opération de "team building" organisée par Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement et secrétaire d'Etat en charge des relations avec le Parlement. L'occasion de renforcer la cohésion des élus, à la fois sur le plan humain et sur le plan politique. Et à en croire les informations du Canard enchaîné à paraître mercredi, ce rendez-vous tombe à pic.

Dans un article intitulé "La fronde des novices", l'hebdomadaire satirique explique qu'une rumeur de fronde bruisse dans les rangs des députés de La République en marche. Des voix dissonantes se font entendre dans le cadre des discussions sur le projet de loi de moralisation de la vie publique, voté par le Sénat, et qui doit maintenant être étudié par la chambre basse du Parlement.

Ferrand monte au créneau

Les sénateurs ont adopté le projet de loi et le projet de loi organique les 12 et 13 juillet. Or, quasiment au même moment, le 11 et le 12, le groupe LREM à l'Assemblée a repoussé à deux reprises trois propositions phares de ce projet de loi, adoptés par le Sénat: la suppression de la réserve parlementaire, la réforme des indemnités des frais de mandat des députés et sénateurs, et l'interdiction des emplois familiaux. 

"Par deux fois, le président du groupe, Richard Ferrand, est monté au créneau pour leur expliquer que le texte en question avait été validé par le président de la République et adopté en Conseil des ministres", écrit Le Canard. 

Malgré ses efforts, les députés n'ont approuvé que la suppression de la réserve parlementaire, et étaient décidés à amender les autres propositions. Christophe Castaner et la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, auraient été sollicités à leur tour pour convaincre les députés de suivre la version du texte défendue par le gouvernement. 

Charlie Vandekerkhove