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Bayrou juge "impossible" d'être nommé Premier ministre de Juppé en 2017

François Bayrou le 15 mai 2014 à Paris

François Bayrou le 15 mai 2014 à Paris - -

"Je pense que le Premier ministre doit être forcément issu du parti le plus important de la majorité", a argumenté le patron du MoDem qui soutient Alain Juppé depuis le début de la campagne mais se lancerait dans la course en cas de qualification de Nicolas Sarkozy.

François Bayrou (MoDem) a jugé jeudi "impossible" d'être nommé Premier ministre d'Alain Juppé si le maire de Bordeaux, qu'il soutient dans la primaire de la droite, est élu à l'Elysée. "Je crois que ce serait impossible", a déclaré François Bayrou sur France 2. "Je pense que le Premier ministre doit être forcément issu du parti le plus important de la majorité. Je ne crois pas du tout possible qu'on ait comme Premier ministre, lorsque l'alternance a lieu, quelqu'un qui représenterait une sensibilité importante bien sûr, mais qui n'est pas majoritaire dans la majorité, pour l'instant".

"J'espère bien qu'elle le deviendra, qu'on va bâtir un centre qui en France voudra dire quelque chose, où les gens se retrouveront, parce que c'est une force puissante", a ajouté le maire de Pau. François Bayrou soutient Alain Juppé, candidat à l'Elysée via la primaire organisée par Les Républicains (20-27 novembre). "J'ai l'absolue certitude que tous les représentants du centre se retrouveront autour d'Alain Juppé".

"A 90%, les représentants de cette famille politique sont rassemblés pour aider Alain Juppé s'il réussit à gagner la primaire. (...) Ca n'est pas un hasard, parce que l'électorat du centre, à 90%, dit 'nous choisissons Alain Juppé'", a-t-il ajouté.

Candidat en cas de victoire de Sarkozy

En revanche, le président du MoDem, candidat à l'Elysée en 2002, 2007 et 2012, a de nouveau réaffirmé que "si la primaire consacrait Nicolas Sarkozy", "il ne [faudrait] pas laisser François Hollande, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen comme seules solutions pour les Français".

Quant à Emmanuel Macron, il "reprend des idées que je développe depuis longtemps, mais sur le fond, sa politique n'est pas la même. Il est le principal inspirateur, le principal organisateur de la politique économique qui nous a menés où nous sommes".

S.A. avec AFP