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Métropole de Lyon: Fouziya Bouzerda règle ses comptes avec David Kimelfeld

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La vice-présidente de la Métropole avait perdu bon nombre de ses fonctions pour avoir critiqué la politique de David Kimelfeld à la tête de la Métropole.

Elle n'a pas attendu pour tirer à boulets rouges. Le conseil métropolitain à peine lancé, Fouziya Bouzerda, vice-présidente de la Métropole, a réglé ses comptes avec David Kimelfeld. Une réplique à la perte d'une grande partie de ses fonctions décidée en représailles à une interview où elle se montrait critique à l'égard du président de la Métropole.

Une décision apprise par SMS

La présidente du Sytral a reproché à David Kimelfeld d'avoir appris "par une alerte presse" puis "par sms" la décision de se voir retirer sa vice-présidence de la Métropole de Lyon.

"Sous votre ère, le SMS est devenu une nouvelle méthode de gouvernance qu’il s’agisse de sanctionner une élue ou d’évincer un président de la République", tacle l'élue, en référence au message envoyé à Emmanuel Macron qui venait d'essayer de l'appeler.

Juste avant, Fouziya Bouzerda avait été bien lancée par l'opposition, notamment Philippe Cochet qui a allumé la mèche. "Quand Roland Bernard dit que vous avez le charisme d’une huître, il reste conseiller délégué. Quand Richard Brumm raconte que vous êtes un Judas, il reste vice-président !", a tancé le chef de file des Républicains à la Métropole.

Une "incompétence certaine"

Au-delà de la forme, la présidente du Sytral a jugé "irréfléchie" et "irrespectueuse" cette sanction contre "une élue qui n’a fait que rappeler sa loyauté à une ligne politique économique définie en 2014 avec Gérard Collomb", alors "que vous passez votre temps à vous prévaloir d’un nouveau mode de gouvernance bienveillant et plus participatif". 

En outre, celle qui soutient Gérard Collomb pour les prochaines élections métropolitaines en 2020 n'a pas manqué d'insister sur "l'incompétence certaine" de David Kimelfeld. Ce dernier se voit reprocher son rétropédalage après avoir annoncé qu'il allait retirer la vice-présidence à Fouziya Bouzerda. Il avait été obligé de renoncer au risque de devoir renommer un nouvel exécutif. 

"En fait, vous ne saviez pas que la moitié de votre exécutif tombait du seul fait de retirer sa délégation à votre vice-présidente", a rappelé la présidente du Sytral qui s'en est donné à cœur joie.

"Ce qui est encore plus grave c’est le caractère irréfléchi de votre réaction, sans avoir ni anticipé ni même compris les conséquences de votre décision sur les délégations des 26 conseillers composant la moitié de votre exécutif !", a alerté l'élue. 
Benjamin Rieth