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David Kimelfeld sanctionne une vice-présidente de la métropole de Lyon, soutien de Gérard Collomb

David Kimelfeld avec Gérard Collomb

David Kimelfeld avec Gérard Collomb - PHILIPPE DESMAZES / AFP

Fouziya Bouzerda se voit reprocher des propos à l'encontre de l'actuel président de la Métropole. Elle garde néanmoins deux compétences.

C'est une petite bataille dans la grande guerre que se livrent Gérard Collomb et David Kimelfeld à Lyon. Fouziya Bouzerda, présidente du Sytral et vice-présidente de la métropole de Lyon, s'est vu retirer une grande partie de ses attributions par David Kimelfeld. Une décision en forme de sanction pour celle qui n'a pas cachée son soutien à Gérard Collomb ces dernières semaines. 

Une nouvelle répartition

Dans un communiqué, la métropole a indiqué lundi mettre en place une nouvelle répartition des compétences de la délégation "économie et insertion", qui était jusque-là attribué à Fouziya Bouzerda.

L'actuelle vice-présidente conserve seulement deux compétences relatives au suivi de la réalisation du volet commerce du SCOT (schéma de cohérence territoriale) et de la révision et suivi du SDUC (schéma directeur d’urbanisme commercial). 

Karine Dognin-Sauze reprend la délégation "Économie", Alain Galliano la délégation "hôtellerie" et Sarah Peillon la délégation "Économie sociale et solidaire". Par ailleurs, Valérie Glatard sera en charge des politiques d’insertion sur le territoire et Gilles Pillon s'occupera de la mobilisation des entreprises pour l’insertion et l’emploi.

Une interview qui ne passe pas

A l'origine de cette décision, David Kimelfeld n'a en réalité pas digéré une interview accordée à nos confrères du Progrès dans laquelle Fouziya Bouzerda affirmait notamment que le président de la Métropole était dans une logique de "décroissance".

Après avoir un temps annoncé vouloir lui retirer l'intégralité de sa délégation, David Kimelfeld a dû revoir sa sanction. Ce retrait total aurait entraîné la disparition des 26 conseillers à la commission permanente obligeant à faire voter un nouvel exécutif.

Benjamin Rieth