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Maintien de l’ordre et insécurité à Paris: Anne Hidalgo critique la "doctrine" du préfet de police

Le préfet de police de Paris Didier Lallement.

Le préfet de police de Paris Didier Lallement. - Ludovic Marin - AFP

La maire de Paris en appelle à Christophe Castaner pour "regarder de plus près ce qui se passe" à la préfecture de police de Paris.

La maire de Paris et candidate à sa réélection Anne Hidalgo a appelé mercredi, face aux violences policières, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner à "regarder ce qui se passe aujourd'hui à la préfecture de police" et à revenir à la "doctrine Grimaud" de maintien de l'ordre.

Interrogée sur France Inter pour savoir si elle demandait la démission du préfet de police de Paris Didier Lallement, que plusieurs responsables politiques ont réclamée après notamment la diffusion d'une vidéo montrant un policier frappant un manifestant au sol, Anne Hidalgo a répondu qu'elle "ne demande pas de sanctions".

Regarder "de plus près ce qui se passe" à la préfecture

"Il faut absolument que le préfet de police de Paris revienne à la doctrine Grimaud, le préfet de 1968, qui a été un des penseurs de la doctrine en matière de maintien de l'ordre, c'est-à-dire permettre l'expression libre de toutes les manifestations, et éviter qu'il y ait des morts ou des blessés".

Préfet de police de Paris lors des événements de Mai 1968, le nom de Maurice Grimaud reste attaché à sa gestion du maintien de l'ordre qui avait permis d'éviter que les affrontements ne fassent des morts. Il avait notamment alors écrit une lettre aux forces de l'ordre dans laquelle il soulignait que "frapper un manifestant tombé à terre, c'est se frapper soi-même en apparaissant sous un jour qui atteint toute la fonction policière."

Outre le maintien de l'ordre, Anne Hidalgo met aussi en cause le préfet de police sur la question de la hausse de la délinquance

"Il y a un vrai problème, d'ailleurs pas que de maintien de l'ordre. Il y a un problème à Paris aujourd'hui d'augmentation extrêmement importante de l'insécurité, insécurité routière qui relève des forces de police nationale, des vols à la tire, des cambriolages, dans le métro...", a ajouté Anne Hidalgo. 

"Il faudrait que le ministre regarde de plus près ce qui se passe aujourd'hui à la préfecture de police", a conclut la maire de Paris.

Carole Blanchard avec AFP