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Macron condamne les violences de ceux qui ont "perverti" le mouvement des gilets jaunes 

Après un regain de violence dans la capitale ce week-end, en marge des manifestations pour les "un an" du mouvement des gilets jaunes, le chef de l'État a vivement déploré l'attitude violente des blacks blocks qui étaient venus en découdre, tout en les distinguant des gilets jaunes.

Emmanuel Macron a condamné ce lundi soir "le nihilisme de la violence" de ceux qui selon lui "ont perverti" le mouvement des gilets jaunes, ainsi que "les voix qui se taisent et deviennent complices", après les violences de samedi lors du premier anniversaire du mouvement.

"Lorsque la haine s'abat et qu'au nom d'idéaux la destruction se joue dans la rue, trop de voix se taisent et deviennent alors complices, trop de voix laissent confondre des idéaux avec le nihilisme de la violence", a-t-il dit, sans plus de précision, lors d'une remise de décoration à l'ex-dirigeant communiste Robert Hue.

"La colère drapée dans le jaune de la détresse"

Il a en revanche loué la "fraternité sur les ronds-points" au début du mouvement, en décorant cette fois le président de l'Association des maires ruraux de France, Vanik Berbérian.

Évoquant "la colère drapée dans le jaune de la détresse", il a salué un ami qui a su percevoir "l'aspiration française de nos concitoyens à la communauté" dans "ce mouvement spontané".

"Au-delà des revendications où nous devons apporter des réponses, les Français en sortant de chez eux, en se réunissant sur les ronds-points, ont retrouvé en bien des endroits la chaleur des liens, la fraternité, l'entraide". Même si "d'aucun ont perverti cela et recherchent l'anomie, la violence", a dit le chef de l'Etat à Vanik Berbérian.

Dimanche, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye avait déploré que le mouvement des gilets jaunes soit depuis plusieurs mois "gangrené par des ultras" de l'extrême gauche.

Le numéro 2 de la France Insoumise Adrien Quatennens a déploré "un désordre sinon organisé, au moins maintenu" par le gouvernement qui a conduit, selon lui, aux violences samedi à Paris. Le vice-président du Rassemblement national Jordan Bardella, a lui dénoncé un gouvernement qui "laisse les milices d'extrême gauche pourrir le mouvement des gilets jaunes", réclamant leur "dissolution".

Jeanne Bulant avec AFP