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Lyon: altercation entre deux élus en marge du conseil municipal

Thomas Rudigoz, qui s'est rallié à David Kimelfeld pour les élections métropolitaines de 2020, a été qualifié de "traître" et de "minable" par Roland Bernard, proche de Gérard Collomb.

Le conseil municipal du 18 novembre promettait d'être musclé à Lyon, et il a tenu ses engagements. Avant même son ouverture, le rassemblement a été marqué par une altercation entre deux élus: Roland Bernard, fidèle de Gérard Collomb, et Thomas Rudigoz, qui s'est rallié à David Kimelfeld, candidat concurrent du maire de Lyon lors des prochaines élections métropolitaines.

Avec une dizaine d'autres conseillers municipaux de la majorité, Thomas Rudigoz a fait sécession et créé un nouveau groupe politique dissident pro-David Kimelfeld au sein du conseil municipal de Lyon début novembre. Et pour Roland Bernard, ça ne passe pas.

"Tu crois que tu me fais peur? Minable! à lancé l'élu proche de Gérard Collomb à Thomas Rudigoz lundi après-midi, avant le début du conseil municipal. 

Roland Bernard a également qualifé de "traîtres" et de "douze salopards" les élus qui ont publiquement affiché leur soutien à David Kimelfeld dans sa course à la Métropole.

Un appel à "condamner" Roland Bernard

Ce mardi matin, les élus du groupe "Progressistes et Républicains" visés par les propos de Roland Bernard ont dénoncé un "dérapage outrancier" dans un communiqué.

"Nous condamnons fermement un tel comportement qui relève d'une pratique politique d'intimidation datée d'un autre temps et qui est indigne du mandat d'élu municipal, peut-on lire. Nous demandons par conséquent au Maire de Lyon de condamner sans réserve de tels dérapages qui portent préjudice à l'image des élus municipaux."

Gérard Collomb n'a pour l'instant pas réagi. Outre cette altercation, le conseil municipal a été particulièrement animé lundi. Gérard Collomb a notamment dû faire face à des attaques de la part des deux bord de l'opposition suite à la publication d'un rapport de la Chambre régionale des comptes. Ce dernier laisse planter des doutes sur la réalité de l'emploi de l'ex-compagne du maire de Lyon à la mairie.