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Loi El Khomri et déchéance de nationalité, les regrets de François Hollande

François Hollande, ancien président de la République.

François Hollande, ancien président de la République. - Thierry Charlier - AFP

Invité jeudi de RTL, l'ancien chef de l'Etat est revenu sur le quinquennat passé. Interrogé sur ses regrets, il a mentionné sa proposition de déchéance de nationalité pour les auteurs d'actes terroristes, ainsi que le manque de concertation dans la première version de la loi El Khomri.

Deux regrets. C'est ce qu'a exprimé ce jeudi soir François Hollande, invité de Marc-Olivier Fogiel ce jeudi sur RTL. L'ancien président de la République a notamment été interrogé sur son bilan, ses succès et ses échecs. 

Son premier regret: la déchéance de nationalité. "J'avais devant le Parlement réuni à Versailles dit qu'il fallait trouver des mesures fortes face au terrorisme, (...) j'avais proposé qu'on puisse constitutionnaliser la déchéance de nationalité, ne serait-ce que pour l'encadrer, parce que je rappelle qu'elle existe", rappelle-t-il. "Ce que je pensais être un facteur d'unité a été un facteur de division. J'ai retiré la mesure", lâche François Hollande. 

Trois jours après les attentats de Paris et de Saint-Denis, le 16 novembre 2015, il avait en effet réuni le Congrès à Versailles, proposant la prolongation de l'état d'urgence mais aussi un élargissement de la déchéance de nationalité et son inscription dans la Constitution. 

Manque de concertation

Le second regret de François Hollande concerne la loi El Khomri. Il loi qu'il dit "assumer et revendiquer". Mais il remet en question la méthode utilisée alors. "Je souhaitais que nous avancions dans la réforme du marché du travail, la loi El Khomri, dans sa première présentation, n'a pas donné lieu à suffisamment de concertation", estime l'ancien président de la République. "D'où un certain nombre de manifestations", poursuit-il. "Mais je pense que cette loi a été très utile à notre pays". 

Par ailleurs, François Hollande estime aussi au sujet de son bilan laisser "le pays dans un meilleur état et tant mieux pour Emmanuel Macron". Il rejette en revanche l'idée d'une mauvaise entente avec l'actuel locataire de l'Elysée. "Nos relations n'ont jamais été troublées", a-t-il assuré.

Ivan Valerio