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Pour dénoncer le darknet, un député se retrouve avec de la drogue à l'Assemblée

Bernard Debré, le 17 décembre 2013.

Bernard Debré, le 17 décembre 2013. - AFP.

Bernard Debré, médecin et député LR de Paris, dénonce la simplicité avec laquelle on pourrait acheter des produits stupéfiants sur internet. Dans le cadre d'une enquête de Valeurs actuelles, il s'est même retrouvé avec de la cocaïne sur son bureau de l'Assemblée nationale.

"Sur mon bureau de l'Assemblée, il y avait de la cocaïne, des champignons hallucinogènes, de la marijuana." C'est ainsi que Bernard Debré, député du parti Les Républicains de Paris, raconte l'histoire de l'enquête à laquelle il a collaboré avec Valeurs actuelles. L'hebdomadaire fait sa une sur "la drogue livrée chez vous d’un simple clic", en démontrant qu'il est possible d'acheter des produits stupéfiants en ligne et de se faire livrer en France.

Un combat que le parlementaire, qui est également médecin, mène depuis plusieurs années. Sur LCI, ce mardi, il explique comment avec le journal et Serge Lebigot, président de l'association Parents contre la drogue, ils se sont fait livrer différents produits interdits pour le bien de l'enquête. "Ils sont venus à l'Assemblée nationale me faire cette démonstration, me montrer ses enveloppes du Darknet, qui viennent de France, avec des timbres français", s'insurge Bernard Debré. "On avait mis un faux nom, une adresse différente... (...) on paie en bitcoin, c'est une monnaie un peu fantôme aussi". 

Résultat, le parlementaire réclame désormais la création d'une mission d'information parlementaire sur le sujet. Le 21 juin, il avait déjà interpellé Manuel Valls lors des questions au gouvernement en lançant qu'on pouvait acheter de la drogue en ligne "aussi facilement que l’on commande une paire de chaussures". "La mission d'information parlementaire dont je réclame la création permettra de dresser un état exact de la situation et de dégager des propositions fortes", estime-t-il.

Et suggère déjà des mesures, comme "imposer aux pays abritant des sites légaux de vente de drogue de proscrire tout commerce avec la France" ou de "déclarer la guerre aux dangers du Darknet". "Le fait de se rendre sur ces sites, même sans commander, devrait tomber sous le coup de la loi, comme cela existe pour les sites pédophiles", propose le député. 

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