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Mariani appelle à l’union des droites dans une tribune cosignée avec des élus FN

Thierry Mariani se rapproche du Front national

Thierry Mariani se rapproche du Front national - bertrand GUAY / AFP

L'ancien ministre de Nicolas Sarkozy avait déjà plaidé en faveur d'un accord entre Les Républicains et le Front national.

"Il est temps de tracer un nouveau chemin". Dans une tribune publiée dans Valeurs Actuelles, l’ancien ministre Thierry Mariani et plusieurs personnalités de la droite réunies à Angers le 27 mars dernier appellent à "fonder une grande alliance de droite".

"Ni les Républicains, délestés de leurs alliés centristes, ni le Front national toujours cornerisé, ni non plus les partis euro-critiques ne pourront l’emporter seuls", écrivent les signataires du texte intitulé "L’appel d’Angers pour l’unité de la droite".

Selon eux, "la droite est majoritaire dans les profondeurs de notre nation mais minoritaire lors des rendez-vous électoraux". "Pourquoi? Parce qu’elle est artificiellement divisée en partis alors que ses électeurs partagent largement des idées essentielles", soutiennent-ils.

Mariani bientôt écarté des Républicains?

Parmi les signataires, le couple Robert et Emmanuelle Ménard, respectivement maire de Béziers et députée de l’Hérault, l’ancienne ministre Christine Boutin, l’ancien ministre Charles Million et le président du Parti Chrétien-Démocrate Jean-Frédéric Poisson. Certains élus frontistes ont également pris part à l’initiative. C’est le cas de Pascal Gannat, conseiller régional dans les Pays de la Loire et d’Hervé de Lépinau, conseiller départemental du Vaucluse et ancien suppléant de Marion Maréchal-Le Pen à l’Assemblée nationale.

En signant ce texte, Thierry Mariani semble faire un nouveau pas vers le Front national. Ces derniers temps, l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy n’a jamais caché son souhait de voir Les Républicains et le parti frontiste s’allier.

Cette démarche pourrait lui coûter cher. Début avril, le président du parti de la rue de Vaugirard Laurent Wauquiez a mis en garde Thierry Mariani, assurant que "s’il y (avait) le moindre début de commencement d’alliance, il ne (ferait) plus partie des Républicains".

P.L