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La subvention polémique de Laurent Wauquiez à SOS Chrétiens d'Orient ne sera pas versée

Laurent Wauquiez le 9 octobre 2018.

Laurent Wauquiez le 9 octobre 2018. - Philippe LOPEZ / AFP

La subvention, qui devait être votée le 19 septembre prochain, a finalement été abandonnée, a indiqué la Région ce mardi.

Repoussée en juin, cette subvention devait finalement être votée en septembre. Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, souhaitait accorder une aide de 22.000 euros à l'association SOS Chrétien d'Orient, qui œuvre notamment en Irak.

Cette subvention devait être soumise au vote la semaine prochaine lors de la prochaine commission permanente, le 19 septembre prochain. Mais après à la polémique autour de cette annonce, la Région a démenti et a indiqué qu'elle ne donnerait pas suite à la demande de subvention de l'association.

Des réserves sur son efficacité

Dans un communiqué, la Région dit avoir été "sollicité par l'association SOS Chrétien d'Orient" qui s'est "prévalue (...) de son statut de partenaire de la Défense nationale qui lui a été reconnu par le ministère de la Défense".

Mais face "aux liens politiques avec des personnalités extrémistes issues de mouvements identitaires", la Région a demandé des renseignements complémentaires à l'ambassade de France en Irak. 

"Celle-ci nous a fait savoir ce jour que cette association n'était pas soutenue financièrement par le ministère des Affaires étrangères et qu'elle émettait des réserves sur l'efficacité de son action", explique la Région. 

Des liens avec l'extrême droite

Lundi, le groupe d'opposition des socialistes à la région avait critiqué ce choix de subvention. 

"Les dirigeants (de cette association) sont notoirement connus pour leur appartenance à l’extrême droite et aux mouvements identitaires et nationalistes", assure le groupe socialiste de la région dans un communiqué.

"Visiblement, il s’agit toujours de faire de la région un laboratoire politique d’une droite dure et identitaire", poursuit le communiqué, qui rappelle qu'au mois de juin, le président de la région avait finalement reculé face au tollé provoqué par sa décision.

"Nous lui rappellerons que cette région a toujours combattu l'extrême droite. Auvergne-Rhône-Alpes n'est pas et ne sera jamais le terreau, sous couvert de missions humanitaires, de collusion insupportable avec les réseaux d'extrême droite", conclut le groupe socialiste.
Benjamin Rieth