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"Droit d'inventaire": l'UMP rejugera-t-elle les années Sarkozy?

Jean-François Copé propose "un débat sérieux et objectif" pour tirer un bilan du quinquennat Sarkozy.

Jean-François Copé propose "un débat sérieux et objectif" pour tirer un bilan du quinquennat Sarkozy. - -

Depuis le début de l'été, plusieurs ténors du parti réclament de tirer un bilan des années Sarkozy, à quelques mois des municipales. Dernier en date: le patron de l'UMP, Jean-François Copé.

C'est un pavé dans la mare qu'a lancé vendredi Jean-François Copé dans les colonnes de Nice-Matin. Dans une interview parue samedi, le patron de l'UMP a proposé un débat "sérieux et objectif" au sein du parti pour tirer un bilan des années Sarkozy.

Une sorte de "droit d'inventaire" réclamé depuis plusieurs semaines par certaines personnalités de l'opposition, à l'instar de François Fillon, qui avait appelé le 11 juillet dernier à "méditer sur le passé".

L'UMP semble donc désormais prête à débattre du quinquennat de Nicolas Sarkozy, espérant se renouveler à quelques mois des élections municipales et européennes, qui s'annoncent aussi difficiles pour la droite que pour la gauche avec un FN en embuscade.

Les proches de Sarkozy voient rouge

Malgré toutes les précautions prises par le patron de l'UMP, qui a plaidé pour ne pas tomber dans le procès personnel de Fillon et Sarkozy, des proches de l'ancien président ont vu rouge, Patrick Balkany les résumant avec son franc-parler habituel: "Copé ferait mieux de faire l'inventaire des conneries de la gauche", a lâché le député-maire de Levallois-Perret sur Francetvinfo.

Plus diplomate, Brice Hortefeux, président de l'association Les Amis de Nicolas Sarkozy, a demandé samedi à son parti de "ne pas être obnubilé par son nombril" et "de se concentrer sur ce que fait le gouvernement".

"Copé espère faire d'une pierre deux coups: un petit coup de griffe à Sarkozy, un gros coup de griffe à Fillon", résume un cacique du parti. Reste à savoir ce qu'en pensera le principal intéressé. "L'UMP est un parti vérolé", confiait il y a peu Nicolas Sarkozy à l'un de ses visiteurs.

A. G. avec AFP