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Devedjian démet son directeur général des services

Patrick Devedjian, président UMP du conseil général des Hauts-de-Seine

Patrick Devedjian, président UMP du conseil général des Hauts-de-Seine - -

Le président UMP du conseil général des Hauts-de-Seine a mis fin aux fonctions de son directeur général des services du conseil, dont l'opposition avait pointé du doigt les dépenses.

La polémique courait depuis une quinzaine de jours. Thierry-Yves Lidolff, directeur général des services (DGS) du conseil général des Hauts-de-Seine, était dans le collimateur du PS, soupçonné d'avoir dépensé plusieurs dizaines de milliers d'euros pour la "fourniture de mobilier haut de gamme pour l'aménagement d'un espace de direction". Lundi, un communiqué de l'institution départementale annonçait que le président UMP du conseil Patrick Devedjian a mis fin aux fonctions de son DGS.

"Les dépenses excessives (...) à hauteur de 53.000 euros se sont révélées exactes", a confirmé l'entourage de Patrick Devedjian. La "fin de contrat" de Thierry-Yves Lidolff lui a été signifiée pour le motif de "perte de confiance", a-t-on ajouté.

"Choquant et indécent"

Interrogé à la mi-juillet, l'ex-DGS avait précisé qu'il n'avait "jamais été question de dépenser cette somme", faisant état de 30.329 euros hors taxes pour l'acquisition de mobilier et 14.125 euros hors taxes pour la restauration de sept sièges de "collection".

Selon lui, l'équipement du bureau n'avait pas été changé depuis 1985 et les offres "les moins disantes" avaient été retenues.

"C'était choquant et indécent de dépenser une telle somme en mobilier (...) on avait dépassé la norme depuis longtemps", a déclaré Eric Berdoati, président du groupe de la majorité départementale (UMP, UDI et non-inscrits) et rapporteur général du budget. "Quand vous êtes directeur général des services, vous êtes soucieux des deniers publics", a-t-il ajouté.

"C'est une satisfaction que notre alerte ait été entendue", a commenté Martine Gouriet, chef de file du groupe d'opposition socialiste à l'assemblée départementale. "Il reste à savoir quelles sommes ont été réellement engagées et comment cela a-t-il pu se passer?" a-t-elle toutefois souligné.

M.G. avec AFP