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CAFE POLITIQUE - Quand Lionnel Luca ironise sur "les producteurs antillais de bananes"

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Chaque matin, BFMTV.com sélectionne pour vous le meilleur de l'actualité politique. Aujourd'hui, l'UMP Lionnel Luca instrumentalise les producteurs de bananes, Taubira placée malgré elle au centre des débats sur l'AME, l'escroquerie fiscale selon Bertrand et Mélenchon seul à gauche.

A l'UMP, une interprétation très personnelle de la une de Minute

Malgré la condamnation très solennelle de son propre parti, le député UMP Lionnel Luca est sans doute un des seuls à voir dans la une de l'hebdomadaire Minute sur Christiane Taubira, une "promotion inespérée" de la banane antillaise. C'est du moins ce que laisse penser un premier tweet lâché au soir du 13 novembre.

Les producteurs antillais de bananes sont bien les seuls à se réjouir d'une promotion inespérée de leur production en métropole...
— Lionnel Luca (@lionnelluca06) November 13, 2013

Le député précise ensuite sa pensée en parlant d'une "instrumentalisation d'une couverture condamnable" dans un second tweet et enfonce le clou dans un troisième jugeant que: " Dans la France de FH il est moins grave de poignarder 3 élus de la République que de faire une couverture douteuse de journal sur un ministre".

Comment faire la promotion d'un journal à diffusion restreinte?par une instrumentalisation disproportionnée d'une couverture condamnable!
— Lionnel Luca (@lionnelluca06) November 13, 2013

Lionnel Luca faisait référence à l'agression le 11 novembre du député-maire UMP de Châteaurenard, Bernard Reynès et de deux autres élus.

Victorin Lurel, ministre des Outremer et conseiller régional de la PS de la Guadeloupe, n'a pas vraiment goûté ces remarques et dénoncé un "Lionnel Luca tel qu'en lui-même: un multirécidiviste du dérapage, infâmant et honteux.

Lionnel Luca tel qu'en lui-même : un dangereux multirécidiviste du dérapage infamant et honteux.
— Victorin LUREL (@VictorinLurel) November 13, 2013

"Taubira n'est pas à l'AME"

Le ton est monté mercredi dans la nuit à l'Assemblée nationale entre la droite et la gauche au sujet de l'AME, cette aide destinée aux étrangers sans papiers et sans ressources.

Tout est parti d'une saillie du député UMP du Vaucluse Julien Aubert qui a déclaré dans l'hémicycle que "Madame Taubira n'est pas à l'AME, donc ne mélangeons pas les sujets". Il répliquait au député socialiste Gérard Sebaoun qui avait fustigé "une ambiance délétère, voire nauséabonde, qui nous envahit ces jours-ci". "Arrêtez de nous invectiver avec l'AME", avait-il dit à l'UMP qui protestait.

Le groupe socialiste a demandé une suspension de séance. De tels propos "ne devraient pas être tenus dans la République" et "il faut éviter l'atteinte à nos ministres", a déclaré à la reprise la députée PS Ségolène Neuville. Ce à quoi le chef de file des députés UMP Christian Jacob a répondu qu'"il faut garder son sang-froid", parlant de "théâtralisation" alors que la condamnation des attaques racistes contre Christiane Taubira est unanime.

Xavier Bertrand dénonce une "escroquerie fiscale"

L'UMP Xavier Bertrand cultive le sens de la formule. Le député de la deuxième circonscription de l'Aisne a évoqué en termes très durs le ras-le-bol fiscal des Français dans l'émission "Questions d'info" sur La Chaîne Parlementaire (LCP): "Les gens n'en peuvent plus, ils ont le sentiment aujourd'hui qu'on leur prend toujours plus, et que leur revenu n'augmente pas plus. Ils se sentent piégés, ils éprouvent un sentiment d'escroquerie".

Pécresse et Pierre Laurent à l'unisson

Un remaniement pour quoi faire? Hasard des petites phrases politiques, l'UMP Valérie Pécresse et le numéro du PCF Pierre Laurent se rejoignent dans leur analyse sur la nécessité d'un remaniement du gouvernement. "Le changement de 1er ministre, ce n'est pas le sujet. Le sujet c'est le changement de politique du gouvernement", a dit Valérie Pécresse au "Grand Journal" de Canal +.

"Le changement de 1er Ministre ce n'est pas le sujet, le sujet c'est le changement de politique du Gouvernement " @vpecresse au @GrdJournal
— Groupe UMP IDF (@umpidf) November 13, 2013

Dans les colonnes de l'Humanité, Pierre Laurent livrait un peu plus tôt une analyse sensiblement identique de la situation: "Si c'est pour une nouvelle politique, moi je suis preneur", expliquait-il. Puis d'ajouter: "Si c'est pour changer des têtes et rien au fond, on grillera une cartouche de plus, en donnant l'impression qu'on a décidément rien entendu de ce qui se passe dans le pays".

"Au fond" justement, si les deux s'accordent sur ce constat, il n'est pas sûr que leurs projets politiques se recoupent.

Front de gauche: "Sans nous, il n'y a plus de gauche"

Jean-Luc Mélenchon se posait mercredi à Pau une question existentielle relayée par un tweet du Parti de gauche: "Faites un cauchemar: imaginez ce pays sans FDG. Sans FDG, il n'y a plus de gauche".

"Faites un cauchemars : imaginez ce pays sans @FDG. Sans @FDG, il n'y a plus de gauche." @JLMelenchon #Pau
— Parti de Gauche (PG) (@LePG) November 13, 2013

Une petite phrase qui risque d'arranger encore un peu plus les relations entre le Front de Gauche et le Parti communiste, alors que Jean-Luc Mélenchon avait déclaré le problème "réglé".

David Namias